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Sport - Tennis / Roland-Garros

Barbora Krejcikova au bout du rêve

La joueuse tchèque a remporté les tournois de simple et de double, un exploit inédit depuis 21 ans.

Barbora Krejcikova au bout du rêve

À 25 ans et pour son cinquième tournoi du grand chelem seulement, la Tchèque Barbora Krejcikova s’est offert sa page d’histoire dans les annales de Roland-Garros : samedi et dimanche, elle a été sacrée respectivement en simple et en double, réalisant un doublé que la Française Mary Pierce était la dernière à avoir réussi… en 2000. En double, Krejcikova était associée à sa compatriote Katerina Siniakova. Christophe Archambault/AFP

Dans la finale du tournoi de simple, la Tchèque Barbora Krejcikova (33e mondiale) est allée au bout de son rêve à Roland-Garros en s’imposant aux dépens d’Anastasia

Pavlyuchenkova (32e mondiale) 6-1, 2-6, 6-4 samedi, à 25 ans et pour son cinquième tournoi du grand chelem seulement. Elle a doublé la mise hier dimanche en remportant également le tournoi de double, associée à sa compatriote Katerina Siniakova, réalisant un doublé que la Française Mary Pierce était la dernière à avoir réussi, en 2000. Hier en finale, Krejcikova et Siniakova ont battu 6-4, 6-2 la paire américano-polonaise constituée de Bethanie Mattek-Sands et d’Iga Swiatek, lauréate 2020 en simple. « Gagner ici, c’est quelque chose dont j’ai toujours rêvé. C’est arrivé, je n’arrive pas à y croire. C’est vraiment difficile de trouver les mots pour l’instant tellement je ressens d’émotions, tellement j’ai de choses en tête », avait déclaré la Tchèque après son sacre samedi en simple.

Nul doute que Krejcikova se souviendra longtemps des trois semaines qu’elle vient de passer en France. Elle qui affichait encore un palmarès vierge en simple il y a un mois a remporté coup sur coup le tournoi de Strasbourg fin mai et le grand chelem parisien. Un enchaînement inattendu pour la Tchèque, qui n’avait jusque-là jamais dépassé les huitièmes de finale dans un tournoi majeur. Krejcikova, encore hors du top 100 en septembre dernier, n’a vraiment éclos en simple que depuis fin 2020, à la faveur notamment de son huitième de finale sur la terre battue parisienne, déjà, à l’automne dernier. De la 65e place début 2021, elle pointait aux portes du top 30 avant le tournoi, et va grimper au 15e rang dans le classement WTA hebdomadaire qui sera publié aujourd’hui. Auparavant, c’est en double qu’elle a obtenu ses premiers succès : son premier titre WTA en 2015, mais surtout ses premiers trophées majeurs, à Roland-Garros et à Wimbledon en 2018 avec sa compatriote Katerina Siniakova, la place de n° 1 mondiale en octobre de la même année, et aussi un triplé en double mixte à l’Open d’Australie entre 2019 et 2021.

À 25 ans et pour son cinquième tournoi du grand chelem seulement, la Tchèque Barbora Krejcikova s’est offert sa page d’histoire dans les annales de Roland-Garros : samedi et dimanche, elle a été sacrée respectivement en simple et en double, réalisant un doublé que la Française Mary Pierce était la dernière à avoir réussi… en 2000. En double, Krejcikova était associée à sa compatriote Katerina Siniakova. Christophe Archambault/AFP

Inspirée par Hénin et Novotna

Son inspiration, elle la puise chez deux anciennes joueuses : la Belge Justine Hénin et la Tchèque Jana Novotna, lauréate de Wimbledon en 1998 et emportée par un cancer en 2017, à 49 ans.

Il faut voir l’émotion qui s’empare d’elle quand elle raconte sa rencontre avec la Belge, quadruple championne de Roland-Garros (2003, 2005, 2006 et 2007), au hasard d’un plateau de télévision la veille. « Elle était juste là et je me suis dit : C’est vraiment elle ? Elle est vraiment là ? J’étais hyper surprise qu’elle connaisse mon nom et qu’elle sache qui je suis », s’étonne-t-elle. « Quand j’étais plus jeune, on regardait beaucoup de tennis avec ma mère à la télé dans la cuisine, et on la voyait jouer contre Serena et Venus Williams, Amélie Mauresmo... J’ai toujours adoré son revers à une main, c’était un coup incroyable, et sa force mentale et physique, je l’ai toujours admirée. C’était un rêve de la rencontrer, juste de voir que c’est une réelle personne, j’en tremblais tellement », sourit-elle.

Avec Novotna, la rencontre remonte à 2014, et c’est Martina Navratilova, la légende tchécoslovaque devenue américaine, qui a remis la coupe Suzanne-Lenglen à Krejcikova, qui l’a dévoilée. « Je savais que tu étais courageuse, parce que quand Jana est revenue à Brno (en République tchèque), tu as eu le courage d’aller frapper à sa porte et de lui demander de l’aide », s’est-elle souvenue. « Je suis tellement heureuse que tout ça m’arrive, toutes ces expériences, ça me fera des souvenirs à raconter à mes enfants », se réjouit Krejcikova. Pour les rebondissements, elle pourra y ajouter sa crise de panique surmontée avant son huitième de finale contre Sloane Stephens et la balle de match écartée en demi-finale face à Maria Sakkari.

En finale samedi, c’est elle qui a le mieux géré la pression d’une toute première finale majeure, malgré, forcément, quelques difficultés à conclure. Mais sa feuille de statistiques, avec 34 coups gagnants pour 16 fautes directes, est nettement meilleure que celle de Pavlyuchenkova (23 contre 31). La Russe (bientôt 30 ans) laisse, elle, filer l’occasion de devenir la première joueuse dans l’ère Open à remporter un premier tournoi du grand chelem au-delà de la cinquantième tentative (il s’agissait de sa 52e précisément).

Source : AFP

Dans la finale du tournoi de simple, la Tchèque Barbora Krejcikova (33e mondiale) est allée au bout de son rêve à Roland-Garros en s’imposant aux dépens d’Anastasia Pavlyuchenkova (32e mondiale) 6-1, 2-6, 6-4 samedi, à 25 ans et pour son cinquième tournoi du grand chelem seulement. Elle a doublé la mise hier dimanche en remportant également le tournoi de double, associée à sa compatriote Katerina Siniakova, réalisant un doublé que la Française Mary Pierce était la dernière à avoir réussi, en 2000. Hier en finale, Krejcikova et Siniakova ont battu 6-4, 6-2 la paire américano-polonaise constituée de Bethanie Mattek-Sands et d’Iga Swiatek, lauréate 2020 en simple. « Gagner ici, c’est quelque chose dont j’ai toujours rêvé. C’est arrivé, je n’arrive pas à y croire. C’est vraiment difficile de...
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