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Un Libano-américain accusé de collaboration avec Israël arrêté puis libéré à Beyrouth

Un Libano-américain accusé de collaboration avec Israël arrêté puis libéré à Beyrouth

La cour intérieure de la prison de Khiam, dans une photo datée du 24 mai 2000 au Liban-Sud. Photo d'archives AFP / Thomas COEX

Plus d'un an après l'affaire Amer Fakhoury, ex-responsable de la milice pro-israélienne de l’Armée du Liban-Sud qui avait été arrêté puis libéré par la justice libanaise, c'est un autre Libano-américain, accusé de collaboration avec l'État hébreu, qui a été brièvement arrêté puis relâché cette semaine, par les forces de sécurité du pays. 

L'arrestation de cet homme avait été rapportée en début de journée, samedi, par le journaliste Salem Zahrane, proche du Hezbollah. M. Zahrane avait indiqué que Jaafar Ghadbouni avait été mis aux arrêts par la Sûreté générale dès son entrée au Liban, à l'Aéroport international de Beyrouth (AIB), sans en préciser la date, et que son dossier avait été transféré à la police militaire. Il avait en outre dénoncé des "pressions de haut niveau" exercées sur la justice pour qu'il soit libéré. 

Quelques heures plus tard, sa libération a été confirmée, et vivement dénoncée, par une organisation d'anciens prisonniers de la prison de Khiam, établie au Liban-Sud en 1984 et où des centaines de Libanais et de Palestiniens avaient été emprisonnés jusqu'à la libération en 2000. Ils ont souligné que M. Ghadbouni faisait partie de l'Armée du Liban-Sud (ALS, milice supplétive de l'armée israélienne pendant l'occupation) et avait contribué à "l'arrestation et la détention de nombreux civils". "Il est arrivé au Liban, en provenance de Dubaï le 8 juin avec un passeport américain", a souligné l'organisation, qui rapporte encore qu'il avait fui au Canada puis aux États-Unis après la libération du Sud. Condamnant la libération de Jaafar Ghadbouni "suite à des pressions", l'organisation a appelé les forces de sécurité et la justice militaire à "agir immédiatement" pour revenir sur cette décision. 

En septembre 2019, l'ancien tortionnaire de la prison de Khiam Amer Fakhoury avait également été arrêté à son arrivée à Beyrouth. Après des mois de procédures judiciaires, le tribunal militaire avait abandonné en mars 2020 les charges contre lui, estimant que les crimes de collaboration avec Israël et de torture de détenus dans la prison de Khiam sont désormais frappés de prescription. Cette décision avait suscité de vives réactions auprès des anciens prisonniers de Khiam et de leur famille et avait été condamnée par le Hezbollah. Donald Trump, qui était alors président des États-Unis, avait salué la remise en liberté de l'ancien responsable de l'ALS et remercié l'exécutif libanais. Peu après sa libération, M. Fakhoury avait été exfiltré de l'ambassade US par un hélicoptère de l'armée américaine, malgré une décision de justice l'empêchant de quitter le territoire pendant mois mois, sur la base d'une plainte déposée par d'anciens détenus de Khiam. Amer Fakhoury devait décéder aux États-Unis en août 2020.


Plus d'un an après l'affaire Amer Fakhoury, ex-responsable de la milice pro-israélienne de l’Armée du Liban-Sud qui avait été arrêté puis libéré par la justice libanaise, c'est un autre Libano-américain, accusé de collaboration avec l'État hébreu, qui a été brièvement arrêté puis relâché cette semaine, par les forces de sécurité du pays. L'arrestation de cet homme...