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Dernières Infos - Liban

Raï : Il est "normal" que le peuple ait perdu confiance dans la classe politique

Raï : Il est

Photo ANI

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a lancé mercredi les travaux de la "retraite spirituelle annuelle" du synode des évêques maronites en estimant qu'il était "normal" que les Libanais aient perdu confiance dans la classe politique et appelant l'Eglise à "compenser" les manquements des dirigeants vis-à-vis du peuple. 

S'exprimant au début de cet événement, qui doit durer une dizaine de jours, le patriarche a appelé les évêques à "réfléchir aux moyens de résilience" face à "la pauvreté, la peur, l'émigration, l'instabilité politique, les crises socioéconomiques et financières" au Liban. Il a indiqué que le peuple avait "perdu confiance dans la classe politique et les dirigeants", ce qui est selon lui "normal" étant donné les nombreux "échecs et déceptions" causés par les responsables, appelant dès lors l'église à "compenser" ces manquements vis-à-vis des citoyens en développement la "charité sociale". "L'Eglise ne peut pas rester silencieuse ni les bras croisés face aux injustices sociales", a-t-il encore exhorté, déplorant que les "droits les plus élémentaires" des gens ne sont pas respectés et qu'ils sont privés de "nourriture et médicaments, d'opportunités d'emploi et d'une vie digne". 

Le Liban traverse depuis l'été 2019 une crise politique et économique inédite. Elle est caractérisée par une chute rapide de la valeur de la livre libanaise, une hyperinflation et une paupérisation rapide de la population. A cet effondrement socioéconomique s'ajoute une profonde impasse politique, alors que le pays est sans gouvernement effectif depuis août 2020. 

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a lancé mercredi les travaux de la "retraite spirituelle annuelle" du synode des évêques maronites en estimant qu'il était "normal" que les Libanais aient perdu confiance dans la classe politique et appelant l'Eglise à "compenser" les manquements des dirigeants vis-à-vis du peuple. S'exprimant au début de cet événement, qui doit durer une dizaine de jours, le patriarche a appelé les évêques à "réfléchir aux moyens de résilience" face à "la pauvreté, la peur, l'émigration, l'instabilité politique, les crises socioéconomiques et financières" au Liban. Il a indiqué que le peuple avait "perdu confiance dans la classe politique et les dirigeants", ce qui est selon lui "normal" étant donné les nombreux "échecs et déceptions" causés par les responsables, appelant dès...