Youssef, un des personnages du documentaire « Visages de la pauvreté », est devenu sans-abri à cause de la crise. Photo Care
L’ONG Care, qui vient en aide aux réfugiés syriens et aux populations libanaises les plus vulnérables, a projeté hier un documentaire de 10 minutes intitulé Visages de la pauvreté, lors d’un événement organisé en ligne. Ce court-métrage, réalisé par Sandra Abrass, met en exergue les multiples crises traversées par le pays à travers le parcours de cinq Libanais, Nour, Jamilé, Nadine, Youssef et Chadi, qui appartiennent à des générations différentes mais qui font tous face aux défis de la crise économique et de la paupérisation galopante.
L’événement a été tenu en présence du directeur de Care au Liban, Bujar Hoxha, qui a ensuite commenté la situation du pays et appelé à lui fournir plus d’aides. « Lorsque nous écoutons les personnes citées dans ce documentaire, nous comprenons pourquoi les organisations internationales et locales viennent en aide au Liban, en plus des ONG liées à l’ONU. Il est temps de soutenir le Liban et son peuple face aux difficultés qui ont fait surface ces deux dernières années, a lancé le directeur de Care à l’issue de la projection. Ces personnes ont des rêves comme tout le monde, mais les leurs semblent inaccessibles, comme le rêve de profiter d’un repas complet tous les jours, d’accéder à l’éducation ou d’avoir un logement. » « Les histoires de ces cinq personnages sont une illustration du vécu des familles qui se retrouvent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Nous remercions tous les participants pour avoir eu le courage de parler et de partager avec nous les défis qu’ils vivent au quotidien », a indiqué M. Hoxha. Il a en outre appelé à « travailler à induire un changement dans la vie des gens, avec l’aide des ONG qui travaillent au Liban et en coopération avec les médias ». « Le but de ce court-métrage est de documenter tous les rapports que nous avons sur la situation des Libanais et la pauvreté dans le pays », a-t-il encore dit.
Sandra Abrass a pour sa part confié avoir « beaucoup appris » suite au tournage. « Lorsque Care m’a demandé de tourner ce documentaire, je me suis immédiatement sentie attirée par le sujet. Aider les moins fortunés était mon objectif principal. Ce n’était pas facile à vivre, mais je l’ai fait et j’en suis fière. J’ai beaucoup appris des personnages, c’était une expérience intense et profonde », a déclaré la réalisatrice.
Care fait partie des premières ONG à être intervenues sur le terrain après les explosions du port de Beyrouth, le 4 août 2020. L’ONG intervient par ailleurs auprès des Libanais vulnérables et des réfugiés syriens dans plusieurs domaines. Au premier trimestre de l’année en cours, 224 000 personnes ont bénéficié de l’assistance de l’ONG dans différentes régions du pays, à travers plusieurs projets reliés à la sécurité alimentaire (distribution d’aide alimentaire et de plats cuisinés), la protection des femmes et des jeunes filles et la reconstruction des maisons et des commerces endommagés par les explosions du port.
Pour visionner le documentaire :
Facebook : https://fb.watch/5VLBqiNemT/
YouTube : https://youtu.be/nuC0eIrL-gU


On dit que les dons en médicaments offerts par les pays européens sont revendus par les pharmaciens libanais? Est-ce vrai?
14 h 05, le 06 juin 2021