Ne pas voter à la présidentielle du 18 juin, c’est faire la volonté des « ennemis de l’islam », a déclaré hier le guide suprême iranien Ali Khamenei, alors que plusieurs responsables s’inquiètent d’une abstention record ce jour-là. La campagne électorale s’est ouverte officiellement il y a une semaine, sans bruit, dans une atmosphère d’indifférence face à une élection que beaucoup disent courue d’avance.
« Certains veulent baisser les bras et renoncer au devoir de participer à l’élection sous des prétextes absurdes », a déclaré l’ayatollah Khamenei dans un discours télévisé. Sans nier que les Iraniens pouvaient faire face à des difficultés à joindre les deux bouts compte tenu de la crise, M. Khamenei a néanmoins jugé que les problèmes se règlent « en faisant le bon choix, pas par l’absence de choix ». Et il a cité un mot de l’ayatollah Khomeyni, fondateur de la République islamique, selon lequel « s’abstenir aux élections pendant certaines périodes peut être un péché, un des pires péchés capitaux ».


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Il est rare qu’on vote en faveur de ses propres tortionnaires. Les iraniens ont tout compris puisque les candidats à la présidentielle sont triés sur le volet par leur grand barbu en qui ils ont mis tous leurs espoirs et qui n’a de cesse de les décevoir. C’est ce qu’on appelle le retour du bâton qu’on espère proche dans notre pays une fois les sources des vendus taries.
12 h 36, le 05 juin 2021