La conseillère du Premier ministre sortant pour les Affaires de la santé et coprésidente de la commission nationale chargée du suivi du Covid-19, Petra Khoury, a estimé que le Liban a « réussi relativement » à lutter contre la pandémie. Cette réussite est « le fruit du travail de groupe, de la coopération, de la coordination rapide entre les secteurs public et privé, les experts et les organisation non gouvernementales », a-t-elle poursuivi lors d’un webinaire organisé par l’ordre des infirmières et infirmiers au Liban sur « Les leçons tirées de la lutte contre la pandémie de Covid-19 ».
Mme Khoury a estimé que ce succès reste « relatif » en raison de « la non-application des décisions stratégiques telles qu’elles ont été prises par les autorités, et ce à cause de pressions économiques, du taux (peu élevé, NDLR) du respect du confinement partiel et total, du manque de suivi des cas contacts, des erreurs sur le plan des dépistages et enfin de l’arrivée du variant anglais au Liban durant la période de festivités en hiver ».
De son côté, le secrétaire général de la Croix-Rouge libanaise (CRL), Georges Kettané, a expliqué que « grâce à l’évaluation en temps réel de la situation et au plan de prévention mis en place en 2014 pour lutter contre Ebola, la CRL a réussi à faire face à la pandémie ». Il s’est également penché sur les soins à domicile qu’assure la CRL, avec le soutien des ordres des médecins et des infirmières et infirmiers qui ont détaché à cet effet une équipe de spécialistes.
Wahida Ghalayini, chef du département des soins infirmiers à l’hôpital gouvernemental Rafic Hariri, a estimé que la lutte contre la pandémie était « une expérience nouvelle et exceptionnelle ». C’était également « une année difficile durant laquelle nous avons affronté le danger et un ennemi dont nous ignorons tout », a-t-elle ajouté.
Pour Rima Skainé, infirmière à l’hôpital Hariri, le fait d’être formée à la prise en charge des maladies infectieuses a aidé l’équipe dans sa lutte contre la pandémie. « Mais la peur était omniprésente, car le virus était nouveau », a-t-elle confié.

