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Économie - Escroqueries Au Bitcoin

La cour d’appel de Paris appelée à confirmer le jugement de Vinnik

La cour d’appel de Paris appelée à confirmer le jugement de Vinnik

Le procès en appel du Russe Alexander Vinnik doit se terminer aujourd’hui. Photo AFP

L’avocat général a demandé hier à la cour d’appel de Paris de confirmer le jugement prononcé en première instance à l’encontre du Russe Alexander Vinnik qui avait été relaxé pour des cyberattaques au bitcoin mais condamné à cinq ans de prison pour le blanchiment des fonds extorqués. Jérôme Marilly n’a pas retenu les accusations de cybercriminalité qui pesaient sur le prévenu, mais a demandé à la cour de le condamner pour blanchiment d’argent en bande organisée. Alexander Vinnik « n’est pas le concepteur du rançongiciel Locky et il n’a en aucun cas diffusé ce logiciel ou aidé à sa diffusion (...) Je ne peux que vous demander de confirmer la relaxe », a dit l’avocat général, provoquant la surprise des parties civiles.

Locky, un logiciel malveillant, cryptait les données des systèmes informatiques, les rendant inaccessibles à moins de payer une rançon en cryptomonnaie pour obtenir une clé de déchiffrement. Entre 2016 et 2018, il a fait environ 5 700 victimes dans le monde et aurait occasionné un préjudice estimé en 2018 à près de 135 millions d’euros. Même s’il n’était pas le bénéficiaire des rançons, M. Vinnik « était l’un des administrateurs de la plateforme dédiée au blanchiment de l’argent sale », a souligné Jérôme Marilly.

Si le prévenu est seul dans le box, c’est « parce que malgré la durée et le sérieux des investigations, nous n’avons réussi à identifier que le maillon final, celui qui blanchit », a-t-il ajouté. Dans une rare concession aux parties civiles, il a demandé le maintien en détention du ressortissant russe âgé de 41 ans.

Arrêté sur la base d’un mandat d’arrêt américain sur une plage pendant des vacances en famille en Grèce en 2017, Alexander Vinnik avait finalement été extradé vers la France. Il reste réclamé par les États-Unis qui espèrent le récupérer une fois la procédure française terminée. M. Vinnik, lui, préférerait être extradé vers la Russie, où il est aussi réclamé pour une escroquerie mineure. Le procès doit se terminer aujourd’hui.

L’avocat général a demandé hier à la cour d’appel de Paris de confirmer le jugement prononcé en première instance à l’encontre du Russe Alexander Vinnik qui avait été relaxé pour des cyberattaques au bitcoin mais condamné à cinq ans de prison pour le blanchiment des fonds extorqués. Jérôme Marilly n’a pas retenu les accusations de cybercriminalité qui pesaient sur le prévenu, mais a demandé à la cour de le condamner pour blanchiment d’argent en bande organisée. Alexander Vinnik « n’est pas le concepteur du rançongiciel Locky et il n’a en aucun cas diffusé ce logiciel ou aidé à sa diffusion (...) Je ne peux que vous demander de confirmer la relaxe », a dit l’avocat général, provoquant la surprise des parties civiles.
Locky, un logiciel malveillant, cryptait les données des systèmes...
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