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Lifestyle - Bande Dessinée

Le trait d’Uderzo, père d’Astérix, exposé à Paris

Le trait d’Uderzo, père d’Astérix, exposé à Paris

Astérix et son univers, qui ont charmé des générations de lecteurs – petits et grands –, sont apparus en 1959 dans le magazine « Pilote » avant d’être édités en albums. Bertrand Guay/AFP

Le trait spontané du bourreau de travail qu’était le dessinateur d’Astérix, Albert Uderzo, est exposé jusqu’au 30 septembre au musée Maillol à Paris. Dans l’écrin consacré au sculpteur Aristide Maillol, l’exposition – intitulée « Uderzo, comme une potion magique » – retrace la longue carrière (1945-2005) de cet as du crayon décédé en mars 2020.


Dans le musée consacré au sculpteur Aristide Maillol à Paris, une exposition retrace jusqu’au 30 septembre la longue carrière du dessinateur de bandes dessinées Albert Uderzo, père d’Astérix entre autres. Bertrand Guay/AFP

En témoigne la naissance d’Astérix en 1959 : le magazine Pilote veut un nouveau personnage, et un premier projet autour du Roman de Renart étant tombé à l’eau, Albert Uderzo et le scénariste René Goscinny doivent trouver une idée de toute urgence. « Ils ont passé en revue toutes les périodes de l’histoire. La préhistoire, ça ne leur parlait pas et ça avait déjà été fait. Quand ils sont arrivés à nos ancêtres les Gaulois, ils se sont dit : stop, c’est bon, on se lance, raconte sa fille Sylvie Uderzo. Mon père n’a pas eu le temps de faire des études sur le personnage. Il fallait le dessiner tout de suite. »

Des dessins originaux, éclairés juste ce qu’il faut pour ne pas les abîmer, montrent ce qu’était le rendu d’Uderzo avant l’encrage et le coloriage, qu’il déléguait. En revanche, il se réservait le lettrage, un art appris dans son adolescence, sous l’Occupation, à la Société parisienne d’édition, éditeur de magazines de bandes dessinées. L’exposition remonte très loin, aux sources de l’inspiration du dessinateur. Jusqu’à ses cahiers d’écolier, richement décorés, dans les années 1930 et à une photo de l’enfant en vacances « chez les irréductibles Bretons pendant la guerre. Tout ce qu’on connaît de la Bretagne dans Astérix vient de cette période », d’après sa fille.


As du crayon décédé en mars 2020, le dessinateur de bandes dessinées Albert Uderzo était un véritable bourreau de travail. Bertrand Guay/AFP

Le visiteur poursuit avec les débuts d’un homme qui a enchaîné les boulots avec un talent étonnant. Des dessins de presse, pour illustrer des faits divers dans France Dimanche, font découvrir son inspiration très américaine. Elle sera évidente dans Les aventures de Tanguy et Laverdure, deux pilotes de combat français. « Il ne pouvait pas concilier Astérix et les autres. Il était très concentré quand il travaillait. Ma mère lui disait qu’on partait faire des courses, il faisait signe qu’il avait entendu, et quand on revenait il disait : mais vous étiez où, je vous ai cherchées partout ? » se souvient Sylvie Uderzo.

Source : AFP

Le trait spontané du bourreau de travail qu’était le dessinateur d’Astérix, Albert Uderzo, est exposé jusqu’au 30 septembre au musée Maillol à Paris. Dans l’écrin consacré au sculpteur Aristide Maillol, l’exposition – intitulée « Uderzo, comme une potion magique » – retrace la longue carrière (1945-2005) de cet as du crayon décédé en mars 2020.Dans le musée consacré au sculpteur Aristide Maillol à Paris, une exposition retrace jusqu’au 30 septembre la longue carrière du dessinateur de bandes dessinées Albert Uderzo, père d’Astérix entre autres. Bertrand Guay/AFP
En témoigne la naissance d’Astérix en 1959 : le magazine Pilote veut un nouveau personnage, et un premier projet autour du Roman de Renart étant tombé à l’eau, Albert Uderzo et le scénariste René Goscinny doivent...
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