Rechercher
Rechercher

Économie

Le chiffre de la semaine : 19,2 %

Le chiffre de la semaine : 19,2 %

C’est la baisse à fin septembre 2020 en glissement annuel des transferts d’argent de la diaspora à destination du Liban, tombant à 4,7 milliards de dollars, contre 5,8 milliards de dollars à la même période en 2019, selon les chiffres publiés par la Banque du Liban (BDL), et relayés par le Lebanon This Week de la Bank Byblos. Les transferts des expatriés ont atteint 1,5 milliard de dollars lors du premier trimestre (baisse de 19,5 % en glissement annuel), 1,56 milliard (-21 %) au deuxième et 1,6 milliard (-17 %) au troisième.

Il s’agit du volume de remises des expatriés le plus faible depuis 2007, la moyenne des années 2008 à 2020 s’élevant à 5,3 milliards de dollars. Une mauvaise nouvelle donc pour l’économie libanaise, en manque cruel de devises pour subvenir à ses besoins (le pays importe près de 80 % de sa consommation), alors que la monnaie nationale s’est dépréciée de plus de 85 %. Surtout qu’avec un ratio remises/PIB de 36,3 %, le Liban se hisse à la première place dans la zone Moyen-Orient/Afrique du Nord (MENA), et à la troisième place mondiale derrière le Togo et Haïti, selon le dernier rapport sur le sujet de la Banque mondiale, paru en octobre 2020. Et ce malgré le fait que l’envoi de fonds vers le Liban est l’un des plus coûteux au monde.

L’institution internationale avait estimé que les transferts des expatriés allaient atteindre 6,9 milliards de dollars en 2020, soit une baisse de 8 % en glissement annuel, selon nos calculs (7,5 milliards de dollars à fin 2019), bien en deçà de la réalité, en raison notamment de la baisse de confiance envers les établissements bancaires du pays, qui ont appliqué depuis la fin de l’été 2019 des restrictions bancaires illégales.

La BM a également indiqué que les flux mondiaux de remises vont diminuer en 2020 et en 2021 pour atteindre respectivement (508 milliards de dollars (-7,2 %), et 470 milliards (7,5 %), en raison de la pandémie de coronavirus, qui a augmenté le chômage dans les pays qui accueillent le plus de travailleurs étrangers (l’Europe les pays du Conseil de coopération du Golfe et les États-Unis).

Dans le même temps, les transferts des travailleurs libanais ou étrangers à leurs familles ou proches à l’étranger a diminué de 33,5 % en septembre 2020 en glissement annuel, selon les chiffres de la BDL tombant alors à 2,3 milliards de dollar, contre 3,5 milliards un an plus tôt. Il s’agit du niveau le plus bas également depuis 2007, la moyenne des années 2008-2020 s’est, elle, établie à 3,3 milliards. Ces transferts ont atteint 850,2 millions lors du premier trimestre (baisse de 28,7 % en glissement annuel), 751,2 millions (-36 %) au deuxième et 706,2 millions (36,1 %) au troisième.

Ainsi, les remises nettes (entrées-sorties) ont atteint 2,4 milliards de dollars lors des neufs premiers mois de l’année, soit une hausse de 2,1 % en glissement annuel, contre 2,3 milliards à la même période en 2019, un point positif pour la balance des paiements (flux entrants-sortants). La moyenne des années 2008-2020 s’est établie à 2 milliards.


C’est la baisse à fin septembre 2020 en glissement annuel des transferts d’argent de la diaspora à destination du Liban, tombant à 4,7 milliards de dollars, contre 5,8 milliards de dollars à la même période en 2019, selon les chiffres publiés par la Banque du Liban (BDL), et relayés par le Lebanon This Week de la Bank Byblos. Les transferts des expatriés ont atteint 1,5 milliard de...

commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut