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Dernières Infos - Présidentielle en Iran

Candidature d'une figure réformiste

Candidature d'une figure réformiste

Un drapeau iranien. Photo d'archives AFP

Mostafa Tajzadeh, l'une des rares voix du courant réformateur encore audible en Iran, a déposé vendredi sa candidature pour l'élection présidentielle de juin, selon des journalistes de l'AFP à Téhéran.

Agé de 64 ans, M. Tajzadeh milite depuis plusieurs années pour des "changements structurels" et démocratiques au sein de la République islamique, après avoir passé plusieurs années en détention pour une peine qui risque fort de jouer contre la validation de sa candidature par les autorités.

Après avoir déposé son dossier au ministère de l'Intérieur, cet ancien vice-ministre sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami (1997-2005) s'est présenté à la presse comme un "citoyen, réformiste" et "prisonnier politique pendant sept ans".

Il a aussi dénoncé la "discrimination", le "blocage d'internet", l'"ingérence des militaires dans la politique, l'économie et les élections", "une politique étrangère coûteuse, l'antiaméricanisme et la (diplomatie) pro-russe".

M. Tajzadeh avait été arrêté en 2009, après l'annonce officielle de la réélection à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, contestée par une opposition rassemblée autour des candidats réformateurs malheureux Mehdi Karoubi et Mir Hossein Moussavi et criant à des fraudes massives. Depuis sa libération en 2016, il appelle régulièrement les autorités à libérer les deux dirigeants de cette contestation dite du "Mouvement", assignés à résidence depuis plus de dix ans.

Accompagné de sa femme Fakhrossadat Mohtachamipour, elle aussi militante réformatrice, M. Tajzadeh a plaidé pour le droit des femmes en Iran et pour une vision plus ouverte de l'islam.

"Je m'oppose aux lois discriminatoires à l'égard des femmes", a-t-il déclaré, précisant être contre "le voile obligatoire" mais pas contre le port du voile dans l'absolu. "Nous ne quitterons pas la voie du dialogue et de la réconciliation, même si l'autre partie a l'intention d'entrer en guerre contre nous", a-t-il ajouté, rejetant ainsi implicitement les attaques de certains ultraconservateurs accusant les réformateurs d'inciter à la violence.

Un peu avant M. Tajzadeh, le député ultraconservateur et ancien chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) Fereydoun Abbassi-Davani s'est également porté candidat. Ce physicien nucléaire de 62 ans, qui a échappé en 2010 à un attentat attribué par l'Iran à Israël, rejette tout "compromis" avec l'Occident. Il est un adversaire résolu de l'accord international sur le nucléaire iranien (2015) défendu par son principal artisan côté iranien: le président sortant Hassan Rohani, auquel la Constitution interdit de briguer un troisième mandat consécutif.


Mostafa Tajzadeh, l'une des rares voix du courant réformateur encore audible en Iran, a déposé vendredi sa candidature pour l'élection présidentielle de juin, selon des journalistes de l'AFP à Téhéran.Agé de 64 ans, M. Tajzadeh milite depuis plusieurs années pour des "changements structurels" et démocratiques au sein de la République islamique, après avoir passé plusieurs années...