Des Syriens passent devant un panneau géant montrant une photo du président syrien, Bachar el-Assad, au cœur de la capitale Damas, le 9 juillet 2018. Photo d'archives Louai Beshara/AFP
Le Parlement syrien doit finaliser mercredi la liste des candidats à l'élection présidentielle prévue le 26 mai, un scrutin qui semble acquis d'avance au président Bachar el-Assad, au pouvoir depuis deux décennies déjà. Selon l'agence officielle Sana, 51 personnes dont sept femmes - une première - ont déposé leur candidature avant l'échéance de mercredi matin.
Pour prétendre à la magistrature suprême, les postulants doivent recueillir le soutien de 35 députés sur les 250 que compte le Parlement - presque tous acquis au parti Baas de M. Assad -, avant mercredi soir, selon le secrétaire général du Parlement, Salloum al-Salloum, cité par le quotidien pro-Damas Al-Watan.
Les députés ont continué de donner leurs voix aux potentiels candidats, a indiqué Sana, précisant que Damas a invité des parlementaires de pays alliés tels que la Russie, l'Iran, la Chine, le Venezuela et Cuba à "observer le processus électoral".
Aucune date n'a été précisée pour l'annonce de la liste finale des candidats à l'élection considérée par beaucoup comme un simulacre de démocratie.
Ce scrutin sera le deuxième organisé depuis le début en 2011 d'un conflit dévastateur qui a fait plus de 388.000 morts et déplacé plus de la moitié de la population syrienne.
A l'exception de M. Assad, qui devrait sans surprise briguer un 4e mandat, les candidats sont majoritairement inconnus. La loi électorale impose aux candidats d'avoir vécu en Syrie pendant une période de 10 ans "de manière continue" lors du dépôt de candidature, empêchant de facto les personnalités exilées de l'opposition de se présenter.
En 2014, Bachar el-Assad avait remporté l'élection avec plus de 88% des voix. Seuls deux concurrents étaient en lice. L'actuel président avait accédé au pouvoir en 2000 par référendum, après la mort de son père, Hafez el-Assad, lui-même à la tête de la Syrie trois décennies durant.
La présidentielle du 26 mai intervient dans un contexte d'effondrement économique, marqué par une dégringolade de la monnaie nationale face au dollar et une explosion de l'inflation.


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