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Asmar appelle à suspendre l'inspection mécanique obligatoire pendant un an


Asmar appelle à suspendre l'inspection mécanique obligatoire pendant un an

Un panneau annonçant l'entrée d'un centre d'inspection mécanique au Liban. Photo ANI

Le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, a appelé mercredi le ministre sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, à suspendre pour un an l'inspection mécanique des véhicules. Lors d'une conférence de presse conjointe, le président de l’Union des syndicats des transporteurs routiers au Liban, Bassam Tleiss, a de son côté accusé les autorités d'entretenir la corruption au sein des centres d'inspection mécanique du pays. 

"Il faut suspendre les inspections mécaniques pendant un an", a lancé M. Asmar lors de cette conférence de presse, indiquant que le ministre Fahmi, déjà interpellé à ce sujet, avait semblé y réagir "de façon positive". Le syndicaliste a estimé que cette décision "soulagerait" les propriétaires de véhicules et leur épargnerait "de longues heures d'attente" devant les centres d'inspection, annonçant que des discussions avaient été lancées à ce sujet avec les différents syndicats d'employés concernés. Il a encore critiqué les autorités qui obligent à passer le contrôle technique "sous prétexte d'assurer la sécurité publique", alors que le pays s'effondre. "Où est la sécurité publique alors que les dépôts des gens se sont évaporés ? Où est la sécurité publique alors que les systèmes sanitaire et éducatif se sont effondrés ?", s'est-il interrogé, soulignant que l'inspection mécanique "n'est plus légale" depuis 2015, le contrat de l'entreprise la gérant avec l'Etat ayant expiré cette année là.

Pour sa part, M. Tleiss a dénoncé "un nombre considérable de transactions suspectes" ayant lieu devant les centres d'inspection, accusant l'Etat d'encourager ces "vols". Il a annoncé qu'une action de contestation devant ces centres aurait lieu mercredi prochain. 

La taxe mécanique avait été annulée pour un an pour tous les véhicules enregistrés au Liban, dans le cadre de la crise socio-économique et sanitaire, mais le passage à l'inspection doit toujours être effectué. La demande d'une suspension de cette inspection avait déjà été réclamée pour les transporteurs et c'est dans ce cadre qu'un sit-in avait été prévu aujourd'hui, avant d'être reporté. De longs embouteillages sont régulièrement observés dans les centres d'inspection depuis leur réouverture avec la levée des mesures sanitaires.

Les chauffeurs routiers souffrent particulièrement de la crise économique qui sévit dans le pays et de la chute de la livre libanaise par rapport au dollar. Les prix du carburant ont fortement augmenté ces derniers mois. En outre, les pénuries et rationnements du carburant à la pompe sont de plus en plus courants au Liban. Jusqu’à présent, l’importation de carburant était subventionnée par la Banque du Liban au taux officiel de 1 507,5 livres libanaises pour un dollar, alors que le taux de change sur le marché parallèle oscille ces derniers jours autour de 12 000 LL. Toutefois, une levée de ces subventions sur les denrées essentielles (blé, carburants, médicaments, etc.) est prévue dans les prochains mois, les réserves de la BDL arrivant à épuisement.

A ce sujet, l'Union générale des syndicats des chauffeurs et des employés du secteur des transports au Liban a réclamé, dans la matinée, que les subventions sur les produits de nécessité soient maintenues, ainsi qu'une baisse des prix des carburants. Ces prix sont fixés deux fois par semaine, sur la base du taux de change de la livre par rapport au dollar et du cours du pétrole. 


Le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, a appelé mercredi le ministre sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, à suspendre pour un an l'inspection mécanique des véhicules. Lors d'une conférence de presse conjointe, le président de l’Union des syndicats des transporteurs routiers au Liban, Bassam Tleiss, a de son côté accusé les autorités d'entretenir la corruption au sein des centres d'inspection mécanique du pays. "Il faut suspendre les inspections mécaniques pendant un an", a lancé M. Asmar lors de cette conférence de presse, indiquant que le ministre Fahmi, déjà interpellé à ce sujet, avait semblé y réagir "de façon positive". Le syndicaliste a estimé que cette décision "soulagerait" les propriétaires de véhicules et leur épargnerait "de...