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Économie - Tourisme

Le taux d’occupation des hôtels beyrouthins à 29 % à fin janvier


Le taux d’occupation des hôtels beyrouthins à 29 % à fin janvier

L’hôtel Le Gray en reconstruction après l’explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth, qui a dévasté des quartiers entiers. Joseph Eid/AFP.

Selon les chiffres du cabinet Ernst & Young (E&Y), relayés par le bulletin Lebanon This Week de la Byblos Bank, le taux d’occupation moyen des hôtels – 4 et 5 étoiles – de Beyrouth a atteint 29 % à fin janvier, contre 34 % en glissement annuel et 40,3 % de taux d’occupation moyen parmi les 14 pays étudiés. Ce taux est ainsi le cinquième plus bas de la région, alors qu’il se situait au bas du classement à la même période l’année passée. En termes de points de pourcentage, l’occupation des hôtels à Beyrouth à fin janvier a connu le plus petit déclin dans la région avec une perte de 4,5 points, tandis que la moyenne régionale a baissé de 27,9 points à cette période.

Dans le détail, et toujours sur le premier mois de l’année, le tarif moyen par chambre à Beyrouth s’est élevé à 213 dollars, en hausse de 142,1 % par rapport aux 88 dollars enregistrés en janvier 2020. Un prix qui est le deuxième plus élevé de la région après Dubaï (Émirats arabes unis), évalué à 264 dollars par E&Y et qui dépasse également la moyenne régionale, en baisse de 6,6 % en glissement annuel, estimée à 139,7 dollars. Les revenus moyens par chambre à Beyrouth ont, eux, atteint 63 dollars à fin janvier, comparé à 30 dollars en rythme annuel, soit la plus grande augmentation régionale (110 %) par rapport à l’année dernière. Un taux se plaçant ainsi à la sixième plus haute place de la région derrière Dubaï (169 dollars), Jeddah (Arabie saoudite, 115 dollars), Riyad (Arabie saoudite, 80 dollars), Ras al-Khaïma (Émirats arabes unis, 78 dollars) et Koweït (Koweït, 76 dollars). C’est la ville de Doha (Qatar) qui a enregistré à fin janvier le plus haut taux d’occupation de ses hôtels à l’échelle régionale avec un score de 70 %.

E&Y note ainsi une amélioration de leur performance au premier mois de l’année pour les hôtels beyrouthins, la liant au retour au Liban de quelque 80 000 expatriés libanais pour la période des fêtes de fin d’année et à l’imposition d’une quarantaine de 72 heures dans certains hôtels à l’arrivée au Liban pour tous les voyageurs internationaux dans le but de contrôler la propagation de la pandémie de Covid-19. Une perspective positive pour le secteur de courte durée, relève cependant le cabinet. En effet, la relâche des mesures restrictives en cette période de fêtes a entraîné une recrudescence des contaminations en janvier et l’imposition d’un nouveau bouclage national à la mi-janvier par les autorités libanaises.

À l’instar d’une majorité de pays dans le monde, le Liban a connu, depuis l’apparition de la pandémie début 2020, une chute d’activité touristique, estimée à 84 % à fin janvier dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, selon les chiffres transmis à la mi-avril par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). De surcroît, la crise socioéconomique que connaît le pays depuis la fin de l’été 2019, résultant en une impasse politique et une hausse de l’insécurité, mais aussi l’explosion dévastatrice du port de la capitale le 4 août 2020, dévastant des quartiers entiers, sont autant de freins à une mobilité internationale vers le Liban.


Selon les chiffres du cabinet Ernst & Young (E&Y), relayés par le bulletin Lebanon This Week de la Byblos Bank, le taux d’occupation moyen des hôtels – 4 et 5 étoiles – de Beyrouth a atteint 29 % à fin janvier, contre 34 % en glissement annuel et 40,3 % de taux d’occupation moyen parmi les 14 pays étudiés. Ce taux est ainsi le cinquième plus bas de la...

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