Le président de l’Union des syndicats des transporteurs routiers au Liban, Bassam Tleiss, a annoncé hier une grève générale du secteur le 7 avril ainsi qu’une manifestation « de convois motorisés sans porter atteinte à la dignité des citoyens ». À l’issue d’une réunion du secteur tenue au siège de la CGTL, Bassam Tleiss a aussi fait savoir que l’Union des syndicats tiendra le 6 avril une conférence de presse afin d’annoncer les modalités de cette mobilisation. Une annonce qui suit celle de la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL) qui, quelques heures auparavant, avait également prévenu d’une grève sans toutefois la dater.
Ces grèves annoncées interviennent dans un contexte de graves crises économique et financière que traverse le Liban depuis la fin de l’été 2019 et sur fond de blocage politique à la formation d’un nouveau gouvernement, près de huit mois après la démission du précédent.
Le syndicaliste a, entre autres, dénoncé la hausse constante des prix des hydrocarbures depuis le début de l’année et le fait que ces prix soient désormais réajustés deux fois par semaine, les lundis et jeudis, et non plus une fois, les mercredis. Des tarifs qui ont dernièrement connu des pics, parallèlement à la dévaluation fulgurante qu’a connue la monnaie nationale sur cette période.
Ce secteur avait suspendu sa grève du 15 mars, notamment pour réclamer l’annulation de contraventions dressées contre plusieurs chauffeurs, suite à un accord trouvé avec les autorités libanaises pour une hausse de 30 % des tarifs des transports publics et l’annulation des amendes infligées aux chauffeurs durant la dernière période de confinement (janvier-mars) imposée pour lutter contre la pandémie de Covid-19.
Ces grèves annoncées interviennent dans un contexte de graves crises économique et financière que traverse le Liban depuis la fin de l’été 2019 et...

