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Agenda - Hommage à Halim Fayad

Pilier du Rotary et visionnaire au grand cœur

Le départ de Halim Fayad est, incontestablement, une perte qu’il nous est difficile de combler. Celui que les membres du Rotary Club de Beyrouth surnommaient « Le Patriarche », pour sa sagesse et son vaste savoir, mais aussi « Le Fougueux », pour ses sautes d’humeur, sa jeunesse d’esprit et son engagement au service du Rotaract (les jeunes rotariens), s’en est allé sans préavis, nous laissant quelque peu désemparés.

D’une exigence et d’un perfectionnisme frôlant la manie, respectueux jusqu’au bout des ongles aussi bien des règlements du club que des principes de la bienséance, il était aussi « insupportable », comme aimait à le qualifier affectueusement son entourage, qu’irremplaçable. La justesse de ses choix ainsi que la pertinence de toutes les initiatives entreprises par le club sous son impulsion nous forçaient à chaque fois à souscrire à sa méthode et saluer la rigueur et l’exigence dont il faisait preuve.

Inutile de préciser qu’entre Halim et la majorité de ceux qui l’ont connu régnait une confiance absolue. Peut-il en être autrement face à un personnage aussi fiable, de surcroît foisonnant d’idées et à l’imagination débordante ?

C’est lui le parrain de l’accord avec le Conservatoire national de musique, qui a permis au Rotary Club de Beyrouth d’organiser des concerts, non seulement à Beyrouth, mais dans différentes régions du Liban, notamment à Nabatiyé, afin de mieux diffuser la culture musicale.

C’est lui aussi qui, quelque temps avant sa mort, avait élaboré un projet pour la protection de l’environnement et qu’il comptait faire adopter par tous les clubs du Liban. C’est également lui l’initiateur de la création d’un comité, avec le bureau de l’Unesco au Liban, visant à promouvoir l’esprit de citoyenneté auprès de la population libanaise. Quant aux sources de financement des projets du club, c’est lui qui les assurait grâce à ses contacts et son savoir-faire.

Halim s’intéressait tout particulièrement à la jeunesse et à son avenir. La création de trois Rotaracts affiliés au club de Beyrouth, dont il a souvent personnellement financé les actions, en fait foi.

Avec le départ de Halim Fayad, homme de cœur pétri de générosité et de bonne volonté, à l’image de son père Boulos Fayad, le Rotary Club de Beyrouth perd un de ses piliers ; un des fervents gardiens du temple, qui aura veillé sur son sanctuaire durant 38 ans.

Ses collègues, ses proches et ses amis n’oublieront pas la tendresse de son regard, sa disponibilité à toute épreuve et son souci du bien-être des autres. Ceux qui l’ont connu d’un peu plus loin se souviendront d’un homme de méthode et de rigueur, humble, bienveillant et toujours prêt à rendre service.

Il nous a quittés à 85 ans, comme il a vécu, avec élégance et discrétion.

Il nous a manqué le jour même de son départ.


Le départ de Halim Fayad est, incontestablement, une perte qu’il nous est difficile de combler. Celui que les membres du Rotary Club de Beyrouth surnommaient « Le Patriarche », pour sa sagesse et son vaste savoir, mais aussi « Le Fougueux », pour ses sautes d’humeur, sa jeunesse d’esprit et son engagement au service du Rotaract (les jeunes rotariens), s’en est...