Une soignante tenant la main d’une patiente atteinte du Covid-19, dans une unité de l’hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth. Photo Nabil Ismaïl
Au total, plus de 180 000 personnes ont déjà reçu une première dose du vaccin Pfizer/BioNTech sur 224 640 doses de ce vaccin reçues depuis le 14 février, selon les chiffres du ministère de la Santé, soit 2 % des Libanais.
Vaccination : ce qui change à partir du 1er avril
Au sujet de la campagne de vaccination, le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan a annoncé hier dans un entretien à la chaîne télévisée LBCI que grâce à l’arrivée du vaccin AstraZeneca/Oxford, de nouvelles catégories de la population pourront recevoir le vaccin à partir du 1er avril. Ce nouveau vaccin sera administré « aux 55-64 ans, et à toute personne du secteur public travaillant dans les ministères, les administrations et les municipalités, ainsi qu’aux personnes à besoins spécifiques, les employés des centres de soins, les maisons de retraite, les prisons, enfin les personnes âgées entre 16 et 54 ans et souffrant de maladies chroniques », a-t-il expliqué.
Toujours à partir du 1er avril, tous les employés du secteur de la santé, privé et public, toutes les personnes de plus de 65 ans et toutes les personnes âgées de 55 à 64 ans et souffrant de maladies chroniques pourront recevoir le vaccin Pfizer.
Le ministre a rappelé que le nombre total de vaccins réservés et payés s’élève à sept millions, pour trois millions et demi de personnes, a expliqué Hamad Hassan, qui s’attend à ce que 25 à 30 % de la population soit vaccinée d’ici à fin juin.
Le ministre sortant a en outre expliqué que les autorités libanaises ne pouvaient acheter des doses des vaccins russe Spoutnik V et chinois Sinopharm avec le crédit de la Banque mondiale consacré à la vaccination au Liban, « car ces vaccins ne sont pas validés par l’Organisation mondiale de la santé ». « Nous avons toutefois autorisé le secteur privé à importer ces vaccins », a-t-il ajouté.
Bizri déplore la création d’une nouvelle commission
Pour sa part, le président du comité scientifique libanais de la campagne de vaccination, le Dr Abdel Rahman Bizri, a déploré une nouvelle fois un manque de transparence des mécanismes en place pour la gestion de cette campagne dont il est pourtant chargé, critiquant la création d’une nouvelle commission présidée par Petra Khoury, déjà à la tête de la commission nationale chargée de la lutte contre la pandémie, qui vient s’ajouter aux autres déjà en place. « La multiplication des commissions fait du tort à la politique de transparence et à l’équité dans la distribution des vaccins », a-t-il rappelé sur son compte Twitter.
Appel des deux ordres des médecins
Sur un autre plan, les présidents des ordres des médecins de Beyrouth et Tripoli, Charaf Abou Charaf et Salim Abi Saleh, ont appelé hier les médecins du Liban à observer à midi aujourd’hui cinq minutes symboliques de suspension de travail en hommage aux 38 praticiens décédés du Covid-19, alors qu’ils soignaient des malades contaminés. Il ont en outre demandé que le statut de « martyr » soit attribué aux médecins et au personnel infirmier décédés du coronavirus dans l’exercice de leur devoir de lutte contre la pandémie.
Le Dr Abou Charaf a plaidé par ailleurs pour qu’une certaine catégorie de médecins soit autorisée à administrer le vaccin. Et de préciser que les généralistes, les spécialistes de médecine interne, les pneumologues et les infectiologues devraient pouvoir administrer le vaccin. Ces catégories de médecins comptent au total quelque 3 000 à 4 000 spécialistes, a affirmé en substance le président de l’ordre, et administrent en général d’autres vaccins à leurs patients. Alors pourquoi pas le vaccin anti-Covid dont les moyens de conservation ne sont pas exigeants ? Cela aurait entre autres l’avantage d’assurer du travail à de nombreux médecins au chômage, a-t-il dit.Cette semaine, le comité interministériel avait amendé certaines dispositions prises dans le cadre de la quatrième et dernière phase de son déconfinement progressif, entamé début février après un mois de bouclage total. Il a notamment levé le couvre-feu et amendé les horaires d’ouverture des restaurants et commerces, désormais autorisés à ouvrir jusqu’à 21 heures. Restaurants, garderies, clubs de sport, centres de jeux et le Casino du Liban avaient pu rouvrir selon certaines dispositions dans le cadre de la quatrième phase. Les bars et boîtes de nuit demeurent fermés et les rassemblements sociaux prohibés. Les établissements scolaires restent également fermés jusqu’à nouvel ordre et l’enseignement se poursuit en ligne. Toutes les mesures établies lors des précédentes phases de déconfinement restent en vigueur. Elles prévoient notamment l’obtention d’autorisations sur la plateforme en ligne Impact pour certains déplacements, notamment pour se rendre dans des lieux considérés « à risque » comme les supermarchés, les banques et les centres commerciaux.




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LE VACCIN CONFIE A DES IMPORTATEURS PRIVES. L,EXPLOITATION DES CITOYENS A COMMENCEE. NOTEZ QU,IL CIRCULE DES VACCINS FAUX PAR DES MAFIAS INTERNATIONALES ET EN EUROPE DU NORD ON A SAISI DES MILLIONS DE CES VACCINS. ET COMME NOUS LE SAVONS DES MAFIEUX ET DES TRAFICANTS EN ON A A LA PELLE.
13 h 33, le 29 mars 2021