Les revenus du port de Beyrouth ont baissé de 44,4 % en 2020, selon les chiffres du bulletin Lebanon this Week publié par la Byblos Bank, atteignant 110,5 millions de dollars, contre 199 millions de dollars en 2019. Ainsi, 4,6 millions de tonnes de marchandises ont transité par le port de la capitale l’année dernière, constituant un déclin de 30 % en glissement annuel (6,5 millions de tonnes en 2019), dont 3,8 millions d’importations (en baisse de 34,1 % en rythme annuel – 5,7 millions en 2019), soit 82,4 % du total des marchandises en transit via 1 337 navires (contre 1 746 en 2019).
Les revenus du port de Tripoli, qui seconde le port de Beyrouth, se sont, eux, élevés à 14,2 millions de dollars en 2020, soit une chute de 5,6 % par rapport aux 15 millions de dollars atteints l’année précédente. Quelque 2,3 millions de tonnes de marchandises y ont transité, soit une hausse de 13,2 % en glissement annuel, dont 1,8 million importées (+14,5 % par rapport à 2019), soit 75,5 % du total. Les exportations y ont également augmenté de 9,4 % en rythme annuel, avec 570 000 tonnes de marchandises en 2020, contre 521 000 tonnes en 2019. Enfin, 626 navires ont amarré au port de Tripoli en 2020, contre 609 l’année d’avant.
Le déclin des revenus du port de Beyrouth et la contraction de son activité sont principalement dus aux crises successives qu’a connues le Liban en 2020, s’agissant de la crise économique et financière, impactant les liquidités disponibles en devises et les importations, la pandémie de Covid-19, restreignant le trafic maritime international, et la double explosion dans son enceinte, le 4 août 2020, causant la suspension de son activité durant huit jours et quelque 300 millions de dollars de dégâts selon une estimation de la Banque mondiale fin août.


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