Mon cher Paul,
L’année 2020 a été dure pour toi. À part le décès de ton frère, le 4 août a démoli ta maison, ton immeuble de bureaux, tes hangars. Tu as réagi en seigneur et ton souci majeur était tes employés et leur situation financière due à la dégradation de notre monnaie. Nous discutions souvent de ces problèmes sans parvenir à une solution viable.
Le 1er janvier nous nous souhaitions une bonne année, tu nous as quittés brusquement contrairement à tes habitudes. Aujourd’hui, je me sens seul, ayant perdu des amis comme toi et Fouad et bien d’autres aussi, Noël, Jean-Louis, Michel, Serge…
Paul, je t’ai connu il y a plus de 30 ans et, durant ces années, nous étions heureux et nous avons semé la joie autour de nous.
Je me console aujourd’hui en revoyant nos sorties en minibus pour parcourir le Liban, nos séjours au Palm Beach de Monaco, nos découvertes du Midi de la France, nos voyages à New York, Moscou, nos croisières maritimes à bord des Silver Sea, nos dîners arrosés de vodka et de bons vins, nos repas chez Le Flandrin, nos soirées d’opéra, nos réveillons.
Je suis triste en perdant un vieil ami, un associé qui laisse le souvenir d’un homme droit, honnête, bon vivant, généreux, discret, fidèle en amitié, humble, travailleur, aimant et respectant autrui.
Maintenant que tu nous as quittés je ne peux que m’adresser à Lucienne pour lui dire que sa grande consolation est d’être entourée d’une famille que Paul a voulue à son image et que les hommes comme Paul ne meurent pas mais vivent avec les actes qu’ils ont accomplis et qui les rendent éternels.
Lucienne, tu as perdu un compagnon, un mari, Claude et moi avons perdu un vrai ami que nous sommes fiers d’avoir connu et prions avec ta famille pour le repos de son âme.
Samir J. ABILLAMA


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