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Agenda - Hommage à Zeina Haddad Naccache

Un ange s’est envolé...

Zanzoun,

La colère, l’indignation, la révolte et l’incompréhension tardent à s’estomper face à la cruelle réalité de ton départ, et la résignation se distille au compte-gouttes.

Tu t’es éclipsée trop tôt sans crier gare, nous laissant sclérosés, hagards, brisés par cette tristesse qui cascade entre les rides de notre cœur meurtri, et pourtant, tu n’en étais pas à ton premier combat, les combats, toi, t’en avais l’habitude, et tu les affrontais avec courage et avec ton éternel sourire.

Aujourd’hui, on se prend à dérouler les bobines du temps et on se revoit encore sur les bancs de l’école à l’époque de l’insouciance et de la joie de vivre, cette joie de vivre qui ne t’a jamais quittée malgré les embûches que la vie sème sur son passage, on s’accroche à quelques photos et on se revoit lors de nos multiples sorties où tu apportais toujours une touche personnelle, mais ô combien essentielle, qui faisait toute la différence, on repense à nos fêtes d’anniversaire qui ne seront plus jamais comme avant...

Zanzoun, tu vas sans aucun doute trop nous manquer, notre groupe sera à jamais orphelin sans toi, notre unique consolation, c’est que maintenant tu es libre, libre car libérée de la maladie, des chagrins et de toute souffrance terrestre, c’est comme si on t’entendait nous chuchoter d’une toute petite voix ce qu’un moine indien a sciemment écrit : « Je serai bientôt parti et serai en vérité triste de vous voir prisonniers de votre vie mortelle... Bientôt, je serai sur le chemin de l’infini... Vous versez pour moi de tristes larmes, vous pleurez ma perte, mais je pleure de joie parce que je m’en vais avant vous pour votre bien, pour allumer les cierges de la sagesse tout au long du chemin en attendant de vous accueillir là-bas. »

Adios Zanzoun...

Nazareth, promo 1986


Zanzoun,
La colère, l’indignation, la révolte et l’incompréhension tardent à s’estomper face à la cruelle réalité de ton départ, et la résignation se distille au compte-gouttes.
Tu t’es éclipsée trop tôt sans crier gare, nous laissant sclérosés, hagards, brisés par cette tristesse qui cascade entre les rides de notre cœur meurtri, et pourtant, tu n’en étais pas à...