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Moyen-Orient - Iran

Un « prisonnier d’opinion » hospitalisé dans un état critique

Un « prisonnier d’opinion » hospitalisé dans un état critique

Des activistes iraniens ont partagé sur les réseaux sociaux une vidéo de la mère de Behnam Mahjoubi affirmant qu’il avait été transféré inconscient à l’hôpital de la prison d’Evin après une série de crises de panique. Photo AFP

Plusieurs ONG, dont Amnesty International, ont alerté sur le cas d’un « prisonnier d’opinion » iranien, Behnam Mahjoubi, incarcéré depuis juin 2020 et récemment hospitalisé dans un état critique, selon elles. M. Mahjoubi a été condamné à deux années de prison après avoir pris part à une manifestation organisée par les derviches Gonabadi, la plus grande confrérie soufie d’Iran, en février 2018.

Selon Amnesty International, il souffre d’attaques de panique et a été traité chimiquement contre son gré. « Les événements qui ont conduit M. Mahjoubi dans un état critique à l’hôpital doivent faire l’objet d’une enquête criminelle », a déclaré l’organisation dans un communiqué. « Il a été torturé pendant des mois, s’est vu refuser un traitement médical. Tous les responsables, y compris les médecins carcéraux, doivent répondre de leurs actes devant la justice », ajoute le texte.

M. Mahjoubi a « des antécédents médicaux », a pour sa part déclaré l’organisation gouvernementale iranienne chargée des prisons, sans donner plus de détails, mais confirmant qu’il avait été transféré dans un hôpital à Téhéran pour y être soigné. Selon cette source, une permission de sortie de prison avait été accordée à l’activiste, mais il est tombé malade avant sa libération. Des activistes iraniens ont partagé sur les réseaux sociaux une vidéo de la mère du détenu affirmant qu’il avait été transféré inconscient à l’hôpital de la prison d’Evin après une série de crises de panique. Il a ensuite été transféré à l’hôpital Loghman, mais ses proches n’ont pas été autorisés à lui rendre visite. « Mahjoubi pourrait mourir s’il ne reçoit pas le traitement médical qui lui a été refusé initialement », a déclaré dans un communiqué le Centre pour les droits humains en Iran (CHRI), basé à New York. La manifestation de février 2018 des derviches Gonabadi, pour dénoncer le traitement des communautés soufies en Iran, avait été l’un des rassemblements religieux les plus importants de ces dernières années en Iran.

Selon Amnesty, plus de 200 derviches ont été condamnés à un total de 1 080 années de prison après ce rassemblement. Le bilan de l’Iran en matière de droits de l’homme fait l’objet d’intenses critiques internationales. Plusieurs prisonniers ont récemment été exécutés, au grand dam de la communauté internationale, comme le boxeur Navid Afkari et l’activiste Ruhollah Zam.

Source : AFP

Plusieurs ONG, dont Amnesty International, ont alerté sur le cas d’un « prisonnier d’opinion » iranien, Behnam Mahjoubi, incarcéré depuis juin 2020 et récemment hospitalisé dans un état critique, selon elles. M. Mahjoubi a été condamné à deux années de prison après avoir pris part à une manifestation organisée par les derviches Gonabadi, la plus grande confrérie soufie d’Iran, en février 2018.
Selon Amnesty International, il souffre d’attaques de panique et a été traité chimiquement contre son gré. « Les événements qui ont conduit M. Mahjoubi dans un état critique à l’hôpital doivent faire l’objet d’une enquête criminelle », a déclaré l’organisation dans un communiqué. « Il a été torturé pendant des mois, s’est vu refuser un traitement médical. Tous les...
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