Téhéran a confirmé hier l’arrestation d’un de ses ressortissants en Turquie mais a nié qu’il s’agisse d’un agent consulaire après la mise en cause d’un employé du consulat iranien à Istanbul dans l’assassinat d’un dissident. Vendredi, l’agence étatique turque Anadolu avait rapporté qu’un employé du consulat iranien à Istanbul, identifié par les initiales M.R.N, avait été placé en détention provisoire après son arrestation dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat, en novembre 2019 en Turquie, d’un dissident iranien, Massoud Molavi. La justice turque lui reprocherait d’avoir fourni un faux document de voyage à une personne ayant pris part à ce meurtre pour lui permettre de rentrer en Iran.
Molavi, décédé après qu’on eut tiré sur lui une dizaine de coups de feu, dirigeait une chaîne appelée « Boîte Noire » sur l’application cryptée Telegram, qui publiait depuis mars 2018 des documents prétendant « révéler la corruption, les meurtres et les dossiers secrets de la République islamique » d’Iran. Il affirmait disposer de contacts au sein des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, et avait dit également craindre pour sa propre vie. Jeudi, le quotidien progouvernemental turc Sabah a identifié l’employé du consulat iranien arrêté comme Muhammad Reza Naserzadeh, âgé de 43 ans. Selon le journal, l’homme à qui celui-ci est accusé d’avoir fourni le faux document de voyage s’appelle Ali Esfanjani et serait le « cerveau » de l’assassinat de Molavi.


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