Le ministre sortant des Finances, Ghazi Wazni, a annoncé hier avoir reçu la lettre de la part du gouverneur de la Banque du Liban (BDL) au sujet de sa coopération avec l’audit juricomptable. Un message que le ministre transférera au cabinet de conseil américain Alvarez & Marsal, chargé de l’audit des comptes de la BDL. Le bureau de presse du ministère a également confirmé avoir reçu les informations requises de la part de la Banque centrale au sujet des subventions et des transferts à Électricité du Liban.
Ce communiqué intervient alors qu’une controverse entre les deux institutions avait éclaté vendredi dernier, la BDL affirmant avoir adressé un mémorandum au ministère confirmant sa volonté de « coopérer positivement » avec le cabinet Alvarez & Marsal. Un message que le ministère des Finances avait nié avoir réceptionné, ironisant sur le changement « de politique de communication uniquement via la presse » de la Banque centrale.
Cela fait déjà plus d’un mois que le cabinet Alvarez & Marsal attend une décision au sujet de la « coopération » de la BDL, selon une source proche du dossier. En effet, bien que l’État libanais ait signé en septembre 2020 un contrat avec le cabinet d’audit, celui-ci a finalement jeté l’éponge en novembre face au refus de la Banque centrale de lui fournir un certain nombre de documents et informations en invoquant le secret bancaire. Toutefois, le 21 décembre, le Parlement a adopté une loi levant ce secret sur les comptes de la BDL et des institutions publiques, permettant ainsi au Liban de reprendre contact avec la société d’audit la veille de Noël. Un nouveau contrat devrait être signé pour englober les comptes des institutions publiques.
L’audit des comptes de la Banque centrale est l’une des réformes réclamées par la communauté internationale, condition sine qua non à tout déblocage d’une aide financière au Liban qui coule depuis plus d’un an dans un abîme économique et financier.


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Attendons voir ce que ce ministre des finances va trouver pour bloquer le processus en marche. On compte ensemble. Un, deux, trois. Nous sommes toute ouïe.
12 h 33, le 16 février 2021