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Économie - Subventions

Nouveau coup de gueule des importateurs de matériel médical

Le syndicat des importateurs de matériel médical est monté au créneau dimanche dans un communiqué en indiquant être la « tête de Turc » entre le ministère de la Santé et la Banque du Liban (BDL). Le nœud du problème réside dans le financement de ce matériel importé et subventionné par la Banque centrale depuis novembre 2019, à travers la circulaire n° 535, à hauteur de 85 % au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar, le reste devant être assumé par les professionnels de la filière au taux du marché noir, qui avoisine actuellement 9 000 livres pour un dollar. Bien que la Banque centrale ait assuré aux importateurs que la décision de l’octroi ou non de la subvention prend « 10 jours », selon la présidente du syndicat Salma Assi, les importateurs attendent dans les faits près de « cinq mois ». « Le pire est que nous ne pouvons pas faire un suivi du dossier avec la BDL ni leur demander pourquoi ils ont refusé », déplore-t-elle. D’autant que le syndicat importe des biens essentiels pour la santé, particulièrement dans ce contexte de crise sanitaire, comme des gants, des masques ou encore des désinfectants, que la BDL refuse de subventionner sans donner plus de détails.

Or les importateurs vendent ce matériel à l’hôpital avant de recevoir la réponse de la BDL, devant alors subir le risque du taux de change si la Banque centrale refuse de le subventionner. « Nous avons supporté ce risque durant 10 mois, nous ne pouvons plus tenir », s’exclame Salma Assi. Le syndicat propose ainsi de ne plus vendre de matériel aux hôpitaux avant de s’assurer que les biens seront subventionnés, et dans le cas d’une urgence, il souhaite établir un contrat avec l’hôpital, en le lui vendant au prix du marché noir tout en s’engageant à lui rembourser la différence dans le cas d’une réponse positive. Cet écart de prix peut être considérable. Par exemple, un appareil destiné à traiter les patients atteints d’épilepsie est vendu 30 000 dollars, soit 45 millions de livres au taux officiel subventionné, ou 270 millions au taux du marché noir à 9 000 livres, soit une différence de 225 millions. Or « les hôpitaux non plus ne souhaitent pas prendre ce risque, ce qui est compréhensible », mais ce risque devra donc être supporté par le patient, qui sera obligé de payer le prix fort pour pouvoir se soigner.

Le secteur, qui emploie entre 3 000 et 3 500 personnes, ne pourra pas continuer de la sorte, selon la responsable syndicale qui anticipe des faillites d’entreprises si rien n’est fait et donc une augmentation du chômage qui viendrait aggraver la crise économique actuelle.

Le syndicat des importateurs de matériel médical est monté au créneau dimanche dans un communiqué en indiquant être la « tête de Turc » entre le ministère de la Santé et la Banque du Liban (BDL). Le nœud du problème réside dans le financement de ce matériel importé et subventionné par la Banque centrale depuis novembre 2019, à travers la circulaire n° 535, à hauteur de 85 % au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar, le reste devant être assumé par les professionnels de la filière au taux du marché noir, qui avoisine actuellement 9 000 livres pour un dollar. Bien que la Banque centrale ait assuré aux importateurs que la décision de l’octroi ou non de la subvention prend « 10 jours », selon la présidente du syndicat Salma Assi, les importateurs attendent dans les...
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