Le ministre de la Santé présidant une réunion consacrée à la pénurie de médicaments. Photo ANI
Les investigations se poursuivent au sujet de la contrebande de médicaments dont notamment l’Atacand, utilisé pour le traitement de l’hypertension artérielle, et dont plusieurs boîtes ont été retrouvées dans une pharmacie de la capitale congolaise Kinshasa, avec des étiquettes affichant le prix en livres libanaises.
Des représentants d’Omnipharma, société importatrice de l’Atacand, doivent être entendus aujourd’hui par les inspecteurs du parquet financier, dans le cadre de l’enquête ouverte depuis qu’un Libanais de Kinshasa a donné l’alerte au sujet de médicaments libanais vendus en Afrique.
Vendredi, le directeur général du ministère de la Santé, Fady Sanan, et le chef du département de pharmacie au ministère, Colette Reaïdy, accompagnés du conseiller du ministre, Rida Moussaoui, avaient effectué une tournée dans plusieurs dépôts de produits pharmaceutiques, dont celui d’Omnipharma.
À la presse, Mme Reaïdy a expliqué que les registres de la société en question ont montré que celle-ci a distribué de manière équilibrée et régulière l’Atacand aux pharmacies, et que les contrebandiers ont dû acheter ce médicament à la pièce dans les officines.
En dépit des assurances de Mme Reaïdy, des sources proches de ce dossier, mais qui avaient requis l’anonymat, avaient indiqué le jour même dans nos colonnes que des questions se posent quant à la filière impliquée dans ce trafic, sans qu’il n’y ait encore de preuves formelles contre quiconque. Karim Gebara, directeur général d’Omnipharma, estime que ces sources « essaient éventuellement de faire passer l’importateur comme étant impliqué dans ce trafic, afin d’éloigner l’attention des vrais contrebandiers ». Il déplore un « manque de logique » dans ces propos, en expliquant qu’une société « qui serait impliquée dans une affaire de contrebande ne laisserait pas son nom et son hologramme, avec les prix affichés en livres libanaises, sur des boîtes » qu’elle vendrait frauduleusement.
M. Gebara affirme avoir confiance dans la justice libanaise et dans le travail effectué actuellement par les inspecteurs du parquet financier, rappelant que les inspecteurs du ministère de la Santé qui avaient été les premiers à mener l’enquête lorsque l’affaire des médicaments libanais au Kinshasa avait été ébruitée « avaient également constaté que l’Atacand avait été livré de manière régulière et équilibrée aux pharmacies ».
Karim Gebara rappelle dans ce cadre les opérations de saisie, il y a quelques semaines, de quantités de médicaments à l’aéroport de Beyrouth, dans des valises de voyageurs « qui avaient avoué avoir acheté les produits pharmaceutiques à la pièce ».


Le scoop est qu’ils se sont réunis pour délibérer. Waouh. Si ces médicaments ont soit disant été achetés à la pièce comment les trafiquants ont ils réussi à les sortir en quantité de notre territoire sans que les responsables ne les interceptent? Il y a sûrement un politichien derrière cette affaire et ça sera camouflé comme tous les autres crimes, car c’en est un.
13 h 08, le 08 février 2021