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Économie - Classement

Pays à risque : le Liban dégringole de 40 places, selon « Euromoney »

Pays à risque : le Liban dégringole de 40 places, selon « Euromoney »

L’économie libanaise tombe à la 167e place mondiale (sur 174 pays) en termes de risques, selon « Euromoney ». Photo M.A.

Le magazine Euromoney a classé l’économie libanaise à la 167e place mondiale (sur 174 pays) et à la 16e position parmi 18 pays de la région en termes de niveau de risque dans sa dernière enquête pour le dernier trimestre 2020. Le pays du Cèdre a donc perdu 40 places au niveau mondial, comparé au quatrième trimestre de l’année 2019 (127e), et cinq au niveau régional (11e).

Le magazine britannique, cité par le Lebanon this Week de Byblos Bank, a attribué une note de 19,93 au Liban au quatrième trimestre 2020, contre 35,23 à la même période l’année passée, constituant une baisse de plus de 15 points en glissement annuel. La note du Liban est donc bien en dessous de la moyenne mondiale de 48,25 points et de celle des pays arabes de 41,47 points, ainsi que de celle des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG – Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) de 60,17 points et celle des États ne faisant pas partie de la CCG de 32,12 points.

L’étude du magazine Euromoney évalue le risque individuel de chaque pays en prenant en compte six indicateurs qui sont : les risques politiques (35 %), la performance économique (35 %), l’accès aux financements des banques et marchés de capitaux (10 %), la dette (10 %) et une évaluation structurelle (10 %). Les notes sont attribuées sur une échelle allant de 0 à 100 (le meilleur score).

Alors que traditionnellement, le score du Liban était inférieur aux moyennes mondiales dans tous les sous-indices, à l’exception de « l’accès aux financements des banques et marchés de capitaux » et de l’ « évaluation structurelle », le pays du Cèdre a perdu 91 places dans le premier sous-indice constituant une baisse de 63,5 % en glissement annuel, en raison des restrictions sur les retraits et les transferts à l’étranger en devises, mises en place de manière illégale et unilatérale par les banques libanaises depuis la fin de l’été 2019, en marge de la crise économique et financière que traverse le pays depuis plus d’un an. Le sous-indice relatif à la dette est le seul à être inchangé – les autres ayant régressé de plus de 50 % chacun –, alors qu’elle s’est élevée à 95,5 milliards de dollars à fin novembre 2020. À noter que le Liban a fait défaut sur le paiement de ses eurobonds (titres de dette en devises) en mars 2020 et n’a toujours pas restructuré sa dette.

Le Qatar (30e), les Émirats arabes unis (37e) et le Koweït (38e) sont les trois premiers pays arabes de ce classement et donc les plus sûrs de la région, à l’inverse du Liban, suivi par le Yémen (171e) et la Syrie (174e), soit les trois pays les plus risqués. À noter que le Yémen et la Syrie sont en guerre depuis plusieurs années, contrairement au Liban.

Le magazine Euromoney a classé l’économie libanaise à la 167e place mondiale (sur 174 pays) et à la 16e position parmi 18 pays de la région en termes de niveau de risque dans sa dernière enquête pour le dernier trimestre 2020. Le pays du Cèdre a donc perdu 40 places au niveau mondial, comparé au quatrième trimestre de l’année 2019 (127e), et cinq au niveau régional (11e).Le magazine britannique, cité par le Lebanon this Week de Byblos Bank, a attribué une note de 19,93 au Liban au quatrième trimestre 2020, contre 35,23 à la même période l’année passée, constituant une baisse de plus de 15 points en glissement annuel. La note du Liban est donc bien en dessous de la moyenne mondiale de 48,25 points et de celle des pays arabes de 41,47 points, ainsi que de celle des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG –...
commentaires (1)

Très très fort, ce Liban Fort....

Gros Gnon

01 h 13, le 08 février 2021

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Commentaires (1)

  • Très très fort, ce Liban Fort....

    Gros Gnon

    01 h 13, le 08 février 2021

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