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Économie - Covid-19

L’économie européenne laminée par la pandémie en 2020

L’économie européenne laminée par la pandémie en 2020

L’économie européenne a sombré dans une récession historique l’an dernier, avec un recul du PIB de 6,8 % pour les pays partageant la monnaie unique. Antonio Rodriguez/AFP

Victime de la pandémie, l’économie européenne a sombré dans une récession historique l’an dernier, avec un recul du PIB de 6,8 % pour les pays partageant la monnaie unique. La deuxième vague de contaminations à partir de l’automne a fait replonger le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au dernier trimestre (-0,7 %), a annoncé hier l’office des statistiques Eurostat. Pour l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, la contraction a été à peine moindre en 2020 : -6,4 % sur l’année, mais l’Europe a fait nettement moins bien que ses rivaux. Le PIB a reculé l’an dernier de 3,5 % aux États-Unis, de 3,1 % en Russie, et même progressé de 2,3 % en Chine.

« L’activité en Europe restera très faible pendant quelque temps » en raison de la lenteur des vaccinations et du confinement, s’inquiète Jack Allen-Reynolds, expert de Capital Economics, qui table sur un recul du PIB de la zone euro de 0,5 % de janvier à mars, et donc sur une récession, selon la définition technique de deux trimestres négatifs consécutifs. L’économiste s’inquiète aussi des divergences entre pays du Nord et du Sud, les économies méditerranéennes dépendantes du tourisme seront plus impactées que les autres par le report de la levée des restrictions au deuxième trimestre. L’Allemagne a limité la casse en 2020 grâce à l’industrie, avec un PIB en chute de 5 %, comparé à -8,3 % en France, -8,9 % en Italie, et surtout -11 % en Espagne.

Au premier trimestre, le PIB de la zone euro avait reculé de 3,7 %, subissant les premiers effets de l’arrivée du coronavirus, puis de 11,7 % au deuxième trimestre – du jamais-vu depuis la Seconde guerre mondiale – quand la plupart des usines avaient subi des arrêts forcés. Le troisième trimestre avait connu une reprise historique (+12,4 %), grâce à la levée des restrictions. Mais il a été suivi d’une rechute en fin d’année. Cependant, la deuxième vague se distingue nettement de la première, souligne Bert Colijn, économiste pour la banque ING : « les mesures sont moins dures », et les autres pays « restent ouverts ». La fin d’année, bien que négative, a bénéficié d’une forte demande en provenance de Chine, entraînant « des chiffres d’exportation favorables et une hausse de la production industrielle », explique-t-il. Mais il anticipe « une nouvelle chute du PIB » pour la zone euro au premier trimestre avec le prolongement des confinements, avant une amélioration.

Source : AFP

Victime de la pandémie, l’économie européenne a sombré dans une récession historique l’an dernier, avec un recul du PIB de 6,8 % pour les pays partageant la monnaie unique. La deuxième vague de contaminations à partir de l’automne a fait replonger le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au dernier trimestre (-0,7 %), a annoncé hier l’office des statistiques Eurostat. Pour l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, la contraction a été à peine moindre en 2020 : -6,4 % sur l’année, mais l’Europe a fait nettement moins bien que ses rivaux. Le PIB a reculé l’an dernier de 3,5 % aux États-Unis, de 3,1 % en Russie, et même progressé de 2,3 % en Chine. « L’activité en Europe restera très faible pendant quelque temps » en raison de la lenteur des...
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