Plusieurs députés appartenant au bloc parlementaire La République forte des Forces libanaises ont déposé une proposition de loi visant à modifier certaines dispositions de la loi n° 192 de 1993 dont l’objectif est de favoriser les fusions de banques, alors que le pays est à l’aube d’une possible restructuration de ce secteur.
La proposition vise spécifiquement les modalités de licenciement des employés du secteur en leur généralisant notamment le maintien d’une protection santé financée par la banque pendant un an après leur licenciement, entre autres mesures.
Alors que plusieurs établissements bancaires ont commencé à dégraisser leurs effectifs en 2020, des sources concordantes au sein du secteur pressentent l’arrivée d’une seconde vague de licenciements avant même le lancement d’une restructuration du secteur au cours de laquelle plusieurs enseignes pourraient fusionner. Une des sources a estimé à 20 % la proportion des départs déjà actés en 2020, avec de nombreux départs en novembre dernier, et sur une population qui comptait près de 25 000 employés dans ses rangs à fin 2019. Une autre source croit savoir que la seconde vague de licenciements sera aussi importante que la précédente. En novembre, Bank Audi avait estimé que le secteur devrait réduire de 30 % à 40 % le nombre d’agences dans le pays (voir par ailleurs).


"" pressentent l’arrivée d’une seconde vague de licenciements avant même le lancement d’une restructuration du secteur"" que l'une ne doit pas necessairement passer par l'autre ?
11 h 25, le 02 février 2021