Des protestataires sur la place el-Nour à Tripoli (Liban-Nord), hier. Photo ANI
Les rassemblements se sont poursuivis hier dans la capitale du Liban-Nord, même si la confrontation a été évitée avec les forces de l’ordre. Ainsi, plusieurs manifestants ont bloqué hier en début de soirée les routes menant à la place al-Nour à Tripoli (Liban-Nord), haut lieu de la contestation populaire du 17 octobre 2019, au lendemain de nouvelles échauffourées qui ont fait une dizaine de blessés légers. L’armée et les Forces de sécurité intérieure se sont déployées sur les lieux, rapporte l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).
Parallèlement, à Saïda, au Liban-Sud, un sit-in a eu lieu sur la place Élia où des dizaines de manifestants sont venus crier leur colère contre la série d’arrestations dans les milieux contestataires ces derniers jours suite à des rassemblements en plusieurs points du territoire, rapporte notre correspondant au Sud, Mountasser Abdallah.
À ce propos, l’activiste et ingénieur Rabih Labaki a été libéré par les Forces de sécurité intérieure (FSI) hier après avoir été détenu pendant près de 48h, rapportent des sites d’information proches du mouvement du 17 octobre 2019. M. Labaki faisait partie des cinq manifestants qui avaient été arrêtés au terme de sit-in tenus samedi devant les domiciles de responsables politiques originaires de Tripoli (Liban-Nord), et celui du ministre sortant de l’Intérieur, Mohammad Fahmi, mais tous les autres avaient été libérés préalablement.
Dans la matinée, plusieurs protestataires avaient organisé un sit-in devant le poste de police de Ramlet el-Baïda afin de réclamer sa libération. La veille au soir, un petit groupe de manifestants avait partiellement bloqué la voie rapide du « Ring » à Beyrouth afin de protester contre son arrestation.

