Près de trois semaines après l’annonce du confinement strict, les industriels ont obtenu la semaine dernière certaines exemptions afin de pouvoir répondre aux besoins des hôpitaux et des habitants. En effet, sont exemptées depuis mardi les usines qui exportent et qui se sont engagées sur des délais de livraison, ainsi que celles qui produisent les emballages, qu’ils soient destinés aux hôpitaux, aux supermarchés ou encore aux usines déjà exemptées, comme celles qui produisent des médicaments ou tout matériel médical, matériel de nettoyage ou encore travaillant dans le domaine de l’agroalimentaire, « nécessaire pour la sécurité alimentaire du pays », précise le vice-président de l’Association des industriels (AIL), Ziad Bekdache, contacté par L’Orient-Le Jour. S’ajoutent aussi les usines qui ne peuvent pas être totalement fermées en raison des coûts élevés pour éteindre les fours ou toute source de chaleur, notamment pour la production d’engrais ou encore le recyclage du papier et du carton.
Pour être exempté, l’industriel doit déposer une demande sur la plateforme d’exemptions – cette fonctionnalité a été ajoutée depuis mardi dernier – en y joignant notamment les documents requis, tels que son numéro auprès du ministère de l’Industrie, une copie des commandes reçues ainsi que les noms des employés qui seront présents sur le site. C’est l’AIL qui vérifiera en premier les informations, puis c’est le bureau du Premier ministre sortant Hassane Diab qui s’en chargera, toujours selon Ziad Bekdache. Ainsi, près de « 6 000 demandes d’ouverture » ont été adressées, dont 300 ont été acceptées et autant refusées. Ces mesures permettront à terme de ramener au travail 5 000 ouvriers dans les usines la semaine prochaine, selon un communiqué publié samedi par le ministre sortant de l’Industrie Imad Hoballah et confirmé par l’AIL, qui précise que ce nombre s’ajoute aux employés des secteurs déjà exemptés. Le secteur emploie « 195 000 » personnes, selon le vice-président de l’AIL. Toutefois, les usines doivent fonctionner à moins de 50 % de leurs effectifs et les travailleurs présents sur le site doivent subir des tests PCR mensuels. De plus, les exemptions seront accordées pendant une courte période, nécessaire à la production de la commande.


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