Le secrétaire général du syndicat de la filière avicole, William Boutros, a prévenu hier de la « catastrophe » qui guette le secteur, tandis que le Liban en crise depuis plus d’un an s’apprête à conclure sa première semaine de confinement pour lutter contre une seconde vague du coronavirus. Le syndicaliste appelle donc le gouvernement à revoir les conditions du confinement, en exemptant les supermarchés et en retardant le couvre-feu pour la livraison de plats.
En effet, selon les chiffres du syndicat, dans les conditions actuelles, où seule la livraison depuis les restaurants et supermarchés est autorisée, il est impossible d’écouler plus que 10 % de la production nationale. « Le problème, c’est qu’une fois le poulet abattu, il ne peut rester qu’un ou deux jours dans le réfrigérateur », regrette William Boutros, qui constate aussi une baisse de 70 % de la demande.
« Si les conditions du confinement ne sont pas revues, les 20 millions de poulets qui se trouvent dans nos fermes ne pourront pas être distribués, surtout si la période de fermeture est renouvelée. Cela conduira à un scénario catastrophe de pénurie et mettra en péril la sécurité alimentaire des Libanais », craint-il.

