Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs partenaires sont tombés d’accord hier sur une augmentation très légère de leur production d’or noir en février et mars, réalisée uniquement par la Russie et le Kazakhstan. Le volume retiré volontairement du marché par l’alliance OPEP+ passera de 7,2 millions de barils par jour (mbj) en janvier à 7,125 mbj en février puis 7,05 mbj en mars, a annoncé le cartel à l’issue du premier sommet ministériel de 2021, appelant à « la prudence » face à la crise sanitaire. Mais pour ne pas entraîner un trop-plein d’offre alors que la reprise de la demande est fragile et incertaine, Riyad a décidé d’entamer son propre quota sur la période, à hauteur d’un million de barils par jour, a déclaré le ministre saoudien de l’Énergie Abdelaziz ben Salmane lors d’une conférence de presse.
Les vingt-trois de l’OPEP+ ont donc finalement réussi à trouver un compromis à l’issue d’un cycle de réunions de deux jours qui, pandémie oblige, se sont tenues par visioconférence. Deux lignes s’affrontaient : l’approche saoudienne, qui passait par le maintien en l’état des coupes actuelles, et la tentation de la Russie de réinjecter jusqu’à 500 000 barils quotidiens sur le marché le mois prochain, à l’image de ce qui avait été décidé en décembre pour janvier.
Les deux contrats de référence du brut, cotés à New York et Londres et très sensibles aux décisions de l’alliance, avaient réagi hier au titre de premières fuites d’un tel scénario dès le début de la séance américaine. Ils s’affichaient en soirée en forte hausse de plus de 5 % et au-delà de 50 dollars le baril, au plus haut en plus de dix mois.


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