Rechercher
Rechercher

Économie - Conjoncture

Crise : l’ABL admet la responsabilité « partagée » du secteur et des autorités

Crise : l’ABL admet la responsabilité « partagée » du secteur et des autorités

Courant 2020, l’Association des banques du Liban avait vigoureusement critiqué le plan de redressement concocté par le gouvernement sortant de Hassane Diab, jugeant qu’il faisait porter aux banques du pays l’essentiel des pertes principalement imputables à la gestion calamiteuse de la classe politique. Photo M.A.

L’Association des banques du Liban (ABL) a reconnu, entre les lignes, dans une déclaration transmise à la presse la part de responsabilité du secteur bancaire dans la crise actuelle, aux côtés de la classe politique du pays et de la Banque du Liban (BDL).

L’association réagissait à la publication d’une vidéo publiée sur la page Facebook de l’Association des déposants libanais, une des organisations qui se sont constituées depuis que les banques ont commencé à limiter l’accès des déposants à leurs fonds en devises à l’automne 2019. Une période également marquée par le début du mouvement de contestation dirigée contre la classe politique du pays accusée notamment de corruption. La vidéo reprend, entre autres, un extrait d’un récent entretien télévisé de la ministre sortante de la Justice, Marie-Claude Najm, dans lequel elle évoquait justement les torts partagés des trois acteurs évoqués par l’ABL. « C’est une précision importante dont le nouveau gouvernement devra tenir compte au moment de décider de déterminer et répartir les pertes financières accumulées par le pays », a poursuivi l’ABL dans sa déclaration.

Cette prise de position intervient alors que la confiance des déposants vis-à-vis du secteur bancaire a été minée par les restrictions unilatéralement mises en place depuis le début de la crise par les acteurs du secteur, en mal de liquidités en devises. Alors qu’il est censé légiférer pour instaurer un contrôle formel des capitaux, le Parlement est resté aux abonnés absents, tandis que l’exécutif a lui aussi failli à faire pression sur les députés. La BDL, que la loi autorisait à intervenir temporairement, n’a pas non plus bronché. En juillet, l’ancien directeur général des Finances, Alain Bifani, avait affirmé qu’environ 6 milliards de dollars étaient sortis du pays depuis octobre, malgré les restrictions, pointant du doigt les discriminations faites par certaines banques entre leurs déposants.

Courant 2020, l’ABL avait vigoureusement critiqué le plan de redressement concocté par le gouvernement sortant de Hassane Diab jugeant qu’il faisait porter aux banques du pays, exposées à la dette publique (qui s’est élevée en octobre à 95 milliards de dollars) sur laquelle l’exécutif a fait partiellement défaut en mars dernier, l’essentiel des pertes principalement imputables à la gestion calamiteuse par la classe politique, dans une région en perpétuelle ébullition politico-sécuritaire. L’ABL a, par la suite, présenté son propre plan de redressement en proposant notamment de céder certains actifs de l’État pour rembourser les pertes. Le Fonds monétaire international, que le Liban a sollicité pour tenter de décrocher une assistance financière, avait, lui, considéré que l’état des lieux des pertes réalisées par l’exécutif était proche de ses propres estimations. Les voix qui critiquent les banques leur reprochent également de s’être enrichies sur le dos de la dette du pays, mais reconnaissent que certaines banques ont été plus prudentes et payent aujourd’hui les pots cassés de décisions qu’elles ont également subies.

L’Association des banques du Liban (ABL) a reconnu, entre les lignes, dans une déclaration transmise à la presse la part de responsabilité du secteur bancaire dans la crise actuelle, aux côtés de la classe politique du pays et de la Banque du Liban (BDL).L’association réagissait à la publication d’une vidéo publiée sur la page Facebook de l’Association des déposants libanais, une des organisations qui se sont constituées depuis que les banques ont commencé à limiter l’accès des déposants à leurs fonds en devises à l’automne 2019. Une période également marquée par le début du mouvement de contestation dirigée contre la classe politique du pays accusée notamment de corruption. La vidéo reprend, entre autres, un extrait d’un récent entretien télévisé de la ministre sortante de la Justice,...
commentaires (3)

L’ABL (je ne sais pas si le B est pour Banques ou Bandits) admet que la responsabilité de la faillite financière leur incombe, ainsi qu’à la BdL (Bandit en chef) et à la crasse politique. Mais toutes les mesures prises et exécutées à ce jour l’ont été au détriment des épargnants !!! Welcome to Lebanon, les autres deconnent et volent et la population paie les pots cassés. Alors que ces actionnaires des banques rapatrient toutes leurs fortunes planquées dans les paradis fiscaux, qu’ils vendent leurs appartements à Paris, Londres ou New York ainsi que leurs résidences secondaires sur la Cite d’Azur. Qu’ils liquident le portefeuille des actions qu’ils détiennent dans les bourses internationales. Puisqu’ils admettent une part de responsabilité, qu’ils remboursent cette part illico pour permettre à leurs déposants de vivre décemment de leur épargne accumulée honnêtement de leur travail durant des années

Lecteur excédé par la censure

10 h 49, le 31 décembre 2020

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • L’ABL (je ne sais pas si le B est pour Banques ou Bandits) admet que la responsabilité de la faillite financière leur incombe, ainsi qu’à la BdL (Bandit en chef) et à la crasse politique. Mais toutes les mesures prises et exécutées à ce jour l’ont été au détriment des épargnants !!! Welcome to Lebanon, les autres deconnent et volent et la population paie les pots cassés. Alors que ces actionnaires des banques rapatrient toutes leurs fortunes planquées dans les paradis fiscaux, qu’ils vendent leurs appartements à Paris, Londres ou New York ainsi que leurs résidences secondaires sur la Cite d’Azur. Qu’ils liquident le portefeuille des actions qu’ils détiennent dans les bourses internationales. Puisqu’ils admettent une part de responsabilité, qu’ils remboursent cette part illico pour permettre à leurs déposants de vivre décemment de leur épargne accumulée honnêtement de leur travail durant des années

    Lecteur excédé par la censure

    10 h 49, le 31 décembre 2020

  • CECI DIT, JE N'AI PAS NON PLUS LU QUE CES MESSIEURS AIENT DANS LEUR PROJETS D'AVENIR L'INDEMNISATION DE LEURS CLIENTS, PAS NON PLUS UN SOUPCON DE MESURES D'ECONOMIES DE LEURS TRESORERIES, PAR EXEMPLE EN DIVISANT EN 2 LES SALAIRES & BONUS DE LEURS DIRECTEURS SI SAVANTS. MERCI ENCORE UNE FOIS POUR LEUR MEA CULPA QUI N'EST EN PAS UN !

    Gaby SIOUFI

    10 h 18, le 30 décembre 2020

  • MOI CITOYEN A HOUSPILLE JOBRAN & CONSORTS EXIGEANT LEUR DEMISSION NE SERAIT CE QUE POUR CAUSE D'ECHEC DANS LEUR JOBS! QUID ALORS DES CONSEILS D'ADMINISTRATION DES BANQUES LOCALES? JE N'AI PAS OUI D'UN SEUL QUI AIT SANCTIONNE UN DIRECTEUR . ALORS LEUR MEA CULPA AUSSI TARDIF? JE M'EN PASSE !

    Gaby SIOUFI

    10 h 13, le 30 décembre 2020

Retour en haut