L’ambassadeur de Grande-Bretagne, Chris Rampling, qui s’apprête à quitter le Liban, a adressé hier un message d’adieux aux Libanais, après avoir rappelé leur descente aux enfers. « Le Liban a tellement changé depuis mon arrivée, et surtout au cours des 14 derniers mois. (…) Maintenant, les yeux des Libanais parlent de tristesse, leurs paroles, de désespoir. Près de la moitié de la main-d’œuvre est au chômage et plus de la moitié vit dans la pauvreté, le ministre britannique du Moyen-Orient ayant averti il y a deux semaines d’un tsunami humanitaire. De nombreuses familles se sont séparées et les talents et les compétences émigrent en nombre. La nuit, les villes sont plus sombres. À plus d’un titre », a-t-il affirmé, estimant que si « la crise des réfugiés ou celle du Covid ne sont pas le fait du Liban, l’effondrement financier et économique et l’explosion du 4 août le sont ».
M. Rampling a jugé que le Liban doit reconstruire son modèle économique et insisté sur le fait que « la communauté internationale reste solidement unie ». « On me dit que la France et les États-Unis tirent dans des directions différentes. Je ne vois pas ça », a-t-il dit.
Jugeant que les Libanais « méritent mieux », il s’est adressé aux « dirigeants, fonctionnaires, financiers et gens d’affaires, en affirmant qu’ils seront jugés pour leurs actes en ces temps difficiles ».


Cher monsieur l’ambassadeur, si vous pouviez faire suivre vos paroles par des actes tangibles. Vous possédez tout un arsenal juridique pour traquer les fonds publics volés et planqués dans les paradis fiscaux bien connus de tous. Vous pourrez ainsi entrer dans l’Histoire pour avoir rendu à toute une population son épargne qui a été volée par ses dirigeants politiques. Bien entendu, si vous pouviez aussi leur imposer des sanctions internationales ne serait ce que l’interdiction de voyager, ça serait formidable. Mais à ma connaissance, beaucoup d’enfants de cette classe politique corrompue poursuivent leurs études dans votre pays en toute légalité et leurs parents possèdent des biens immobiliers en toute impunité
11 h 57, le 20 décembre 2020