Le Hezbollah a présenté hier une plainte contre l’ancien ministre de la Justice Achraf Rifi, pour « incitation, sédition et menace à la paix civile », ce dernier ayant accusé le parti chiite d’être derrière l’explosion meurtrière du 4 août au port de Beyrouth.
Réagissant à l’initiative du Hezbollah, le général Rifi a confirmé ses accusations contre la formation chiite et demandé au juge d’instruction près la Cour de justice, Fadi Sawan, de rendre publique sa déposition. « Ce sont les gardiens de la révolution iraniens qui avaient envoyé le nitrate d’ammonium au Liban pour le compte du Hezbollah. Une partie avait été utilisée par le régime syrien et une autre avait été envoyée par ce parti à ses groupes terroristes à Chypre, au Koweït, en Allemagne et dans d’autres pays arabes et occidentaux », a-t-il réaffirmé dans un communiqué.
La plainte contre Achraf Rifi a été déposée par Jihad Osman, au nom du groupe des avocats du Hezbollah. Cette action en justice s’inscrit dans une série de plaintes portées par le parti chiite à l’encontre de ses critiques dans l’affaire du port. Début décembre, il avait annoncé qu’il allait poursuivre en justice l’ancien député Farès Souhaid, ainsi que les Forces libanaises, pour les mêmes raisons, en précisant que d’autres plaintes à l’encontre de différentes personnalités allaient suivre. Farès Souhaid et le site des FL avaient affirmé que le Hezbollah utilisait le port de Beyrouth pour entreposer des armes et des matières dangereuses, ce que le parti chiite a démenti.
L’homme d’affaires Baha’ Hariri, frère du Premier ministre désigné Saad Hariri, qui fustige régulièrement le parti chiite, pourrait être également dans le viseur du parti, selon les dires du député Ibrahim Moussaoui, affilié au Hezbollah.


Cher Hezbollah vous n’avez pas le monopole de la ligne rouge nous aussi on y a droit!
21 h 53, le 18 décembre 2020