Des proches d'étudiants à l'étranger manifestant devant le siège de la BDL, à Beyrouth, le 9 décembre 2020. Photo ANI
Des dizaines de proches de jeunes Libanais étudiant à l'étranger ont à nouveau manifesté mercredi devant le siège de la Banque du Liban (BDL) à Beyrouth, afin de réclamer l'application de la loi sur le dollar étudiant, qui doit leur permettre de transférer des fonds à leurs enfants au taux officiel de la livre libanaise par rapport au dollar, et ce, alors que les banques limitent drastiquement les transferts internationaux. Lors de leur sit-in, ces contestataires ont brièvement bloqué la rue devant la BDL.
Lundi, une délégation de parents avait été reçue par le président Michel Aoun et lui avait demandé d'intervenir concernant ce dossier.
Les parents des étudiants libanais à l'étranger manifestent régulièrement pour obtenir l'application de la loi 193, adoptée par le Parlement le 16 octobre dernier, alors que les Libanais pâtissent depuis plus d'un an de restrictions bancaires drastiques et que le dollar s'échange ces derniers jours sur le marché noir à plus de 8.000 LL bien que le taux officiel soit de 1515 LL. Cette loi permet le transfert à l'étranger d'un montant annuel de 10.000 dollars sur base du taux officiel à tout étudiant inscrit dans une université étrangère pour l’année 2020-2021. Depuis son adoption, la Banque du Liban planche sur un "mécanisme central" pour ce texte afin d’éviter les fraudes, mais les parents accusent le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, de s'atermoyer. Mi-novembre, la BDL avait enjoint aux banques d’appliquer la circulaire principale n° 153 sur le "dollar étudiant".
Le Liban est englué depuis plus d'un an dans une profonde crise économique, sociale et politique. Outre une dépréciation historique de sa monnaie et une hyperinflation, le pays est sans gouvernement depuis presque quatre mois.


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