Rechercher
Rechercher

Endocrinologie

« Ne ratez pas l’occasion », une campagne pour sensibiliser au prédiabète

« Ne ratez pas l’occasion ». Tel est le thème de la campagne lancée récemment par la Société libanaise d’endocrinologie, de diabète et des lipides (SLEDL), pour sensibiliser au prédiabète et prévenir l’évolution vers le diabète de type 2. Contrairement au diabète de type 1 ou diabète juvénile, qui est une maladie auto-immune, le diabète de type 2 peut être prévenu dans la majorité des cas, puisqu’il est lié au mode de vie et à l’obésité abdominale.

Une personne est considérée comme diabétique si son taux de glycémie (taux de glucose) après huit heures à jeun est supérieur ou égal à 126 mg/dl, celui de l’hémoglobine glycosée (HbA1c), qui définit la moyenne du sucre au cours des trois derniers mois, est supérieur ou égal à 6,5 %, et si l’hyperglycémie provoquée par voie orale (taux de glycémie deux heures après l’administration de 75 g de glucose) est supérieure ou égale à 200 mg/dl.

Une personne est considérée comme prédiabétique si son taux de glycémie (taux de glucose) après huit heures de jeûne est compris entre 100 et 126 mg/dl et celui de la HbA1c entre 5,7 et 6,4 %.

« Cette phase peut durer entre trois et dix ans avant que le prédiabète n’évolue vers un diabète de type 2 », explique la présidente de la SLEDL, Paola Atallah, qui insiste sur le dépistage précoce du prédiabète pour prévenir la maladie. « Cette phase est réversible », assure-t-elle.

Tout comme le diabète de type 2, les facteurs de risque du prédiabète sont l’histoire familiale, l’âge (plus de 45 ans), la sédentarité, l’obésité abdominale, des taux élevés de cholestérol et de triglycérides et l’hypertension artérielle. Un diabète gestationnel peut également évoluer vers un prédiabète et un diabète de type 2. Au nombre des facteurs de risque également des ovaires polykystiques.

Le prédiabète est réversible à condition d’adopter un mode de vie sain basé sur une alimentation riche en fibres et faible en matières grasses et en sucres et une activité physique à raison de trente minutes par jour, cinq fois par semaine. « Les études ont montré qu’une perte de 7 à 10 % du poids initial peut améliorer le prédiabète », assure le Dr Atallah, soulignant que dans certains cas, l’administration d’un traitement médicamenteux est nécessaire.


« Ne ratez pas l’occasion ». Tel est le thème de la campagne lancée récemment par la Société libanaise d’endocrinologie, de diabète et des lipides (SLEDL), pour sensibiliser au prédiabète et prévenir l’évolution vers le diabète de type 2. Contrairement au diabète de type 1 ou diabète juvénile, qui est une maladie auto-immune, le diabète de type 2 peut être...