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Liban

La grogne monte à Saïda au quatrième jour d'une grève dans un centre de tri de déchets

La grogne monte à Saïda au quatrième jour d'une grève dans un centre de tri de déchets

Des poubelles débordant de déchets à Saïda, le 19 novembre. Photo envoyée par notre correspondant Mountasser Abdallah

La grogne était palpable à Saïda, au Liban-sud, jeudi au quatrième jour d'une grève des ouvriers de l'usine de tri des déchets solides de Sinik, dans la périphérie de la ville, alors que les ordures s'amoncellent dans les rues. Le président de la municipalité de la ville a toutefois annoncé un accord avec la direction de la compagnie, promettant la collecte des déchets accumulés dans les rues.

Signe de la colère qui prévaut, un groupe de militants affiliés à la révolte anti-pouvoir du 17 octobre 2019 a jeté des sacs d'ordures sur le bâtiment de la municipalité de Saïda pour protester notamment contre le silence et l'inaction des responsables politiques de la ville, selon notre correspondant au Liban-sud, Mountasser Abdallah.

"Cette fois-ci, nous ne reculerons pas et continuerons notre grève ouverte jusqu'à ce que notre demande soit satisfaite, à savoir toucher un salaire au taux de change adopté par les banques, soit 3.900 LL pour un dollar" a déclaré Khaled Akra au nom des travailleurs en grève. Les protestataires réclament une amélioration de leurs salaires grignotés par l'inflation, alors que le Liban connaît une grave crise économique, marquée notamment par une dévaluation de la monnaie locale, une hausse des prix et une augmentation de la pauvreté.

Face à cette grogne continue, le leader de l'Organisation populaire nassérienne, le député Oussama Saad, a pris contact avec le président de la municipalité de Saïda, Mohammad el-Saoudi, le directeur de la société de collecte des déchets NTCC, et le procureur général près la cour d'appel du Liban-sud, Rahif Ramadan, réclamant la collecte des ordures empilées dans les rues, surtout que de fortes pluies sont prévues dans les prochains jours.

A la suite d'une réunion entre la direction du centre de tri des déchets NTCC et le président du conseil municipal de Saïda, un accord a été trouvé pour collecter les déchets accumulés dans la rue, sans plus de détails. L'élu local a appelé les employés du centre à "ne pas bloquer la circulation des camions de collecte". "Les forces de l'ordre seront déployées pour veiller à l'application de cet accord", a-t-il fait savoir.

En temps de confinement et de pandémie de coronavirus, nombreux sont ceux qui craignent une "nouvelle crise des déchets". Le pays avait connu une grave crise des ordures sur l'ensemble du territoire en 2015.


La grogne était palpable à Saïda, au Liban-sud, jeudi au quatrième jour d'une grève des ouvriers de l'usine de tri des déchets solides de Sinik, dans la périphérie de la ville, alors que les ordures s'amoncellent dans les rues. Le président de la municipalité de la ville a toutefois annoncé un accord avec la direction de la compagnie, promettant la collecte des déchets accumulés...