À Bab el-Tebbané, un sit-in a été observé hier par des habitants de la région, qui contestent le bouclage. Aucune mesure de prévention n’a été prise. Photo ANI
Au quatrième jour du bouclage généralisé, le Liban a enregistré hier 1 507 nouvelles contaminations au coronavirus et douze décès, selon le rapport quotidien du ministère de la Santé. Ce qui fait grimper à 107 953 le nombre cumulé des cas depuis l’apparition du virus dans le pays en février, au nombre desquels 839 décès et 62 395 guérisons. Parmi les personnes toujours contaminées, 866 sont hospitalisées, dont 325 aux soins intensifs. Malgré ce bilan toujours élevé, et pour tenter de calmer la grogne du secteur économique mis à rude épreuve, le ministre sortant de l’Intérieur, Mohammad Fahmi, a déclaré que « certains commerces et services pourraient être autorisés à rouvrir après vendredi, en fonction du nombre de cas (de coronavirus) » dans le pays. « Les commerces dont nous avons besoin pourraient rouvrir à partir de vendredi si Dieu le veut », a-t-il dit, en réponse à une question à l’issue d’un entretien à Bkerké avec le patriarche maronite Béchara Raï sur un éventuel allégement des mesures de fermeture de commerces.
Sur le terrain, les Forces de sécurité intérieure ont annoncé hier soir avoir dressé 11 939 procès-verbaux depuis samedi, date du début du reconfinement, et jusqu’à hier soir à 19h, pour des violations des mesures mises en place.
Par ailleurs, à Bab el-Tebbané, à Tripoli, au Liban-Nord, des dizaines de personnes se sont rassemblées hier, pour le deuxième jour consécutif, en guise de protestation contre le bouclage en vigueur. Aucune mesure de protection n’était prise.
Au Liban-Sud, des hélicoptères de l’armée libanaise ont largué des tracts au-dessus de Saïda sur lesquels on pouvait lire : « Restez chez vous. Le coronavirus n’est pas une blague », en guise de sensibilisation à la pandémie qui continue de progresser rapidement.
Fausses cartes de presse
De fausses cartes de presse continuaient de circuler hier aussi entre les mains de certaines personnes souhaitant échapper aux restrictions en place, sachant que les journalistes en sont exemptés. C’est ce qui a poussé la ministre de l’Information, Manal Abdel Samad, de mettre en garde contre cette pratique. « Le ministère de l’Information met en garde quiconque tente d’exploiter les médias qui travaillent pour le bien public, en usurpant ou en falsifiant des documents de presse pour contrevenir au confinement et au couvre-feu », a-t-elle averti, dans un communiqué, précisant que conformément aux dispositions du Code pénal, de pareils actes sont criminalisés par une amende et une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Enfin, le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, a de son côté rappelé que le reconfinement avait deux objectifs : « Permettre au secteur médical et infirmier de reprendre son souffle en raison du nombre élevé de contaminations », et « augmenter le nombre de lits et équiper les hôpitaux privés pour ouvrir des services pour le coronavirus ».


LES MESURES SONT NECESSAIRES POUR FREINER LE FLEAU. MAIS TROUVEZ DES RESOLUTIONS DE MINIMISER L,IMPACT DE CES MESURES SUR LE COMMERCE ET LE GAGNE-PAIN DES GENS TOUT EN APPLICANT DES RESTRICTIONS INTELLIGENTES ET CONVAINQUANT LES GENS A PORTER LE MASQUE DANS LES AUTOS ET BUS ET MAGASINS, DES GANTS, DE SE LAVER LES MAINS ET DE GARDER SURTOUT LA DISTANCIATION, MEME PARFOIS EN FAMILLE.
17 h 44, le 18 novembre 2020