Des ouvriers du centre de tri des déchets de Saïda pendant leur sit-in, le lundi 16 novembre 2020. Photo ANI
Les ouvriers de l’usine de tri des déchets solides de Sinik, dans la périphérie de Saïda au Liban-Sud, ont tenu hier matin un sit-in devant cet établissement, refusant l’entrée des camions venus décharger les détritus. Les protestataires réclament une révision de leurs salaires, alors que le Liban connaît une grave crise économique, marquée notamment par une inflation galopante.
Les salariés de ce centre de tri en ont bloqué tous les accès, rapporte l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Ils réclament le versement de leur paie au taux en vigueur dans les banques, à savoir 3 900 livres libanaises pour un dollar.
Hier en soirée, selon notre correspondant Mountasser Abdallah, une réunion s’est tenue au siège de la compagnie IBC qui gère l’usine, entre le président de la Fédération des municipalités de Saïda, Mohammad Saoudi, le directeur d’IBC Nabil Zantout et une délégation des ouvriers présidée par Moustapha Farhat, en présence du conseiller légal de la municipalité de Saïda, Hassan Chamseddine. M. Zantout a dit comprendre les revendications des ouvriers, et leur a promis l’augmentation de salaires réclamée dès que la compagnie elle-même pourra facturer ses services sur la base d’un dollar conformément au taux de change des banques, à savoir 3 900 livres. Il a assuré avoir demandé des rendez-vous au ministre sortant des Finances, Ghazi Wazni, et au gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé.
De leur côté, les ouvriers ont refusé de relâcher la pression le temps qu’une solution soit trouvée, et poursuivaient hier leur grève ouverte.

