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Économie - Automobile

Nissan commence à récolter les fruits de sa restructuration

Nissan commence à récolter les fruits de sa restructuration

Makoto Uchida, l’actuel dirigeant de Nissan. Photo AFP

Le sévère plan d’économies de Nissan a commencé à porter ses fruits sur son deuxième trimestre 2020/21, permettant au groupe de se montrer un peu plus confiant sur ses résultats annuels, lesquels devraient toutefois encore rester profondément dans le rouge. L’allié du français Renault a publié une perte nette de 44,4 milliards de yens (420 millions de dollars) sur le trimestre écoulé (juillet-septembre), contre un bénéfice net de 59 milliards de yens un an plus tôt, selon un communiqué. Mais cette perte est plus de six fois inférieure à celle qu’il avait subie au début de son exercice (avril-juin), au pire moment du choc économique provoqué par la pandémie mondiale.

Dans le cadre de son plan de restructuration « Nissan Next », présenté fin mai, le groupe prévoit de réduire d’environ 20 % ses capacités mondiales de production d’ici à 2024. Il avait alors notamment annoncé son intention de fermer ses usines à Barcelone (Espagne), comptant 3 000 salariés, pour concentrer le gros de ses efforts sur le Japon, la Chine et l’Amérique du Nord, tout en s’appuyant ailleurs sur ses partenaires Renault et Mitsubishi Motors. Tous les membres de l’alliance ont entamé des cures d’austérité et prévu de renforcer leur coopération pour renouer avec la rentabilité dès que possible. Les difficultés de Nissan, bien supérieures à celles de ses grands rivaux au Japon, Toyota et Honda, qui ont dégagé des bénéfices sur le trimestre écoulé, ne datent pas d’hier.

Avant même l’irruption du Covid-19, Nissan était très fragilisé par le vieillissement de ses modèles et des scandales à répétition, dont la retentissante éviction fin 2018 de son patron et président de l’alliance, Carlos Ghosn, accusé de malversations financières en série. L’ancien magnat automobile a fui au Liban fin 2019, évitant ainsi le procès pénal qui l’attendait au Japon. Mais Nissan n’en a pas fini avec l’affaire Ghosn. Un procès au civil doit d’ailleurs s’ouvrir vendredi à Yokohama (ouest de Tokyo) à la suite d’une plainte de Nissan en février pour réclamer 95 millions de dollars de dommages-intérêts à son ancien patron.

Étienne BALMER/AFP

Le sévère plan d’économies de Nissan a commencé à porter ses fruits sur son deuxième trimestre 2020/21, permettant au groupe de se montrer un peu plus confiant sur ses résultats annuels, lesquels devraient toutefois encore rester profondément dans le rouge. L’allié du français Renault a publié une perte nette de 44,4 milliards de yens (420 millions de dollars) sur le trimestre écoulé (juillet-septembre), contre un bénéfice net de 59 milliards de yens un an plus tôt, selon un communiqué. Mais cette perte est plus de six fois inférieure à celle qu’il avait subie au début de son exercice (avril-juin), au pire moment du choc économique provoqué par la pandémie mondiale.Dans le cadre de son plan de restructuration « Nissan Next », présenté fin mai, le groupe prévoit de réduire d’environ 20 %...
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