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Dernières Infos - Afghanistan

Un journaliste d'une radio financée par Washington tué dans une explosion


Un journaliste d'une radio financée par Washington tué dans une explosion

Le journaliste de l'AFP à Kaboul Sardar Ahmad, 40 ans, décédé dans un attentat taliban à Kaboul en 2014. Photo AFP/Wakil Kohsar

Un journaliste afghan, employé d'une station de radio financée par les Américains, a été tué jeudi dans l'explosion de sa voiture dans le sud de l'Afghanistan, a-t-on appris de source administrative locale.

Aliyas Dayee, qui travaillait pour Radio Liberty, a été tué dans l'explosion d'une "bombe" placée sous sa voiture à Lashkar Gah, la capitale de la province du Helmand, a annoncé le porte-parole du gouverneur local, Omar Zwak. Les attaques ciblées visant des personnalités - journalistes, hommes politiques ou religieux, défenseurs des droits de l'homme - ont augmenté ces derniers mois, malgré les pourparlers de paix en cours à Doha entre les talibans et le gouvernement afghan.

M. Dayee, 33 ans, se rendait au club de presse local avec son frère au moment de l'explosion, a expliqué à l'AFP Rateb Noori, le directeur du bureau de Kaboul de Radio Liberty. Son frère et deux autres personnes ont été blessés. Lashkar Gah a été le théâtre de violents combats entre talibans et forces afghanes ces dernières semaines.

"Sans l'ombre d'un doute, l'assassinat d'Aliyas Dayee est l'oeuvre des ennemis de la liberté d'expression et des médias", a écrit sur Twitter Sediq Sediqqi, le porte-parole du président afghan, Ashraf Ghani.

Dans un communiqué, M. Ghani a quant à lui affirmé que le gouvernement était "engagé à préserver et étendre la liberté d'expression". Radio Liberty, créée pendant la Guerre froide, est financée par le Congrès américain. Ross Wilson, le chargé d'affaires américain à Kaboul, a dénoncé sur Twitter une nouvelle "attaque contre la liberté de la presse" et appelé à ce qu'elles "cessent immédiatement".

Le Comité pour la sécurité des journalistes afghans (AJSC), un panel mis en place par des médias pour surveiller la sécurité des journalistes du pays, a appelé ses membres à "faire de leur sécurité leur première priorité". L'attaque n'a pour l'instant pas été revendiquée.La mort de M. Dayee survient après celle le 7 novembre de Yama Siawash, un ancien présentateur de télévision, tué à Kaboul dans les mêmes circonstances.

Les violences ont augmenté ces dernières semaines en Afghanistan. Elles sont surtout l'oeuvre des talibans, qui cherchent ainsi à influencer le processus de paix dans lequel ils sont engagés avec le gouvernement et qui est pour l'instant au point mort.

Lashkar Gah a été le théâtre d'intenses combats en octobre, quand des insurgés talibans ont mené une offensive à grande échelle dans l'espoir de prendre la ville, poussant des milliers de personnes à s'enfuir. Le Helmand - principal bastion taliban - est l'une des provinces où les forces internationales ont pris part aux combats les plus sanglants de ces 19 années de guerre.

Mercredi, le vice-président, Amrullah Saleh, a accusé les talibans de préparer des attaques contre des membres de la société civile pour saper la confiance des Afghans en leur gouvernement. "Ce sont des cibles faciles. Les meurtres ont pour but d'éroder et meurtrir les sentiments de la société, ce qui la rendra mécontente du gouvernement", a écrit sur Twitter M. Saleh, toujours très critique à l'égard des talibans.

Un journaliste afghan, employé d'une station de radio financée par les Américains, a été tué jeudi dans l'explosion de sa voiture dans le sud de l'Afghanistan, a-t-on appris de source administrative locale.
Aliyas Dayee, qui travaillait pour Radio Liberty, a été tué dans l'explosion d'une "bombe" placée sous sa voiture à Lashkar Gah, la capitale de la province du Helmand, a annoncé le porte-parole du gouverneur local, Omar Zwak. Les attaques ciblées visant des personnalités - journalistes, hommes politiques ou religieux, défenseurs des droits de l'homme - ont augmenté ces derniers mois, malgré les pourparlers de paix en cours à Doha entre les talibans et le gouvernement afghan.M. Dayee, 33 ans, se rendait au club de presse local avec son frère au moment de l'explosion, a expliqué à l'AFP Rateb Noori, le directeur du...