Dans une déclaration à la radio, le député Mario Aoun a estimé que le Courant patriotique libre (CPL) dont il fait partie est « injustement accusé d’entraver la formation du gouvernement », en insistant sur le fait que la procédure est « engagée seulement entre le Premier ministre désigné et le chef d l’État », Saad Hariri et Michel Aoun. Selon lui, le conflit autour de la répartition des portefeuilles serait dû au fait que « le Premier ministre désigné s’est montré incapable d’honorer des promesses qu’il a faites aux blocs parlementaires qui l’avaient nommé ». Le nœud principal, a dit Mario Aoun, réside dans le fait que Saad Hariri veut nommer un ministre chrétien de la part du chef de l’État.
Concernant le second nœud gordien, qui est celui du ministère de l’Énergie et de l’Eau, toujours convoité par le CPL, au grand dam de Saad Hariri, Mario Aoun a dit : « Le CPL refuse que le principe de la rotation ne s’applique qu’à ce seul portefeuille. » Il s’est néanmoins dit confiant que les obstacles allaient être surmontés. « Tout ce que le CPL et son chef (Gebran Bassil) réclament, c’est le respect de l’unité des critères » appliqués dans la formation du gouvernement.


C'est le même député Mario Aoun qui nous avait dit que le président fort , et je quote, tappe sur la table et fais avancer les choses! On ne veut plus d'excuses ni de belles paroles ou justifications. Que ceux qui veulent nous représenter ou s'occuper de la chose publique disent les choses sans détour, qu'ils nous disent ceux qu'ils vont faire et non pas ceux qu'ils rêvent de faire. Il est temps, et grand temps, de juger les personnes sur leurs actions et résultats, et non plus sur leur parole .
14 h 39, le 08 novembre 2020