Les Bourses mondiales grimpaient hier tout en surveillant les résultats d’une élection présidentielle américaine à couteaux tirés entre Donald Trump et Joe Biden. Wall Street s’envolait en début de séance, en particulier l’indice à forte coloration technologique Nasdaq, qui gagnait 4,36 % en fin d’après-midi. Les autres indices n’étaient pas en reste, comme le Dow Jones Industrial Average, en hausse de 2,88 %, et le S&P 500, de 3,33 %. Après des ouvertures en nette baisse le matin, les principales places européennes ont progressé au cours de la journée pour toutes finir en forte hausse. Paris a pris 2,44 %, Londres 1,67 %, Francfort 1,95 %, Milan 1,96 %. Les cours du brut repartaient de l’avant : le prix du baril de pétrole WTI pour livraison en décembre gagnait 3,29 % à 38,9 dollars et celui de Brent pour livraison en janvier 3,42 % à 41,07 dollars. En hausse depuis le début de la séance européenne, les deux cours de référence ont progressé encore davantage après l’annonce d’une baisse surprise des stocks de brut aux États-Unis.
Il restait impossible plusieurs heures après la fermeture des bureaux de vote américains de connaître avec certitude le nom du prochain président. « Pour le moment, tout semble positif sur les cours, mais cela peut s’inverser », prévient Andrea Tueni, analyste de Saxo Banque, pour qui les marchés ont pour l’instant été « complaisants » vis-à-vis de l’incertitude électorale, dont les résultats devraient être connus vendredi. L’indécision dans les premières heures après la fin du scrutin était une possibilité prise en compte par les marchés.
Le dollar évoluait à l’équilibre (+0,07 % face à l’euro à 1,1723 dollar pour un euro, +0,01 % face au yen à 104,49 yens pour un dollar). Sur les marchés obligataires européens et américain, les taux d’intérêt reculaient sur la dette à dix ans, signe de la recherche de titres réputés plus sûrs que les actions.
Le contexte d’incertitude est grand également sur la composition du prochain Congrès américain, maillon capital pour l’application du programme du prochain président. C’est surtout le cas pour le Sénat, la Chambre des représentants demeurant démocrate.


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