Le député druze Talal Arslane présidant une réunion du conseil politique du Parti démocratique libanais, à Khaldé, le 3 novembre 2020. Photo ANI
Le Parti démocratique libanais (PDL) du député druze Talal Arslane a haussé le ton mardi face à ce qu'il considère comme une "injustice" contre sa communauté dans la formation du nouveau gouvernement par le Premier ministre désigné Saad Hariri, dénonçant la mise sur pied d'un cabinet "politique par excellence, mais sous une appellation trompeuse".
"Selon les données à notre disposition, il s'avère que le futur gouvernement sera politique par excellence, mais sous l'appellation trompeuse de +cabinet de technocrates+", a regretté le conseil politique du PDL, à l'issue d'une réunion à Khaldé. Le parti a encore mis en garde contre les "mauvaises intentions" de la majorité des formations en tractations, qui basent leurs revendications sur la logique du "partage des quotes-parts", "comme si les voix des gens qui se soulèvent depuis un an n'ont aucune valeur", en allusion à la révolte populaire lancée le 17 octobre 2019 contre l'ensemble de la classe politique.
"Nous refusons l'exclusion des druzes via une réduction de leur représentation" dans la future équipe ministérielle, a encore souligné le parti de Talal Arslane dans un communiqué. Et de dénoncer "l'injustice" envers la communauté druze, son histoire et son futur "afin de satisfaire une formation au détriment d'une autre".
Talal Arslane et son groupe parlementaire, la Garantie de la montagne, composé de députés du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), n'ont pas nommé Saad Hariri lors des consultations contraignantes à Baabda, contrairement à la formation du rival druze de M. Arslane, Walid Joumblatt. Ce dernier désire obtenir les deux sièges druzes dans une formule de 20 portefeuilles, alors que le CPL, allié du parti de M. Arslane, réclame un élargissement du cabinet afin que le PDL y obtienne un ministère.


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