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Société - Coronavirus

Pour Hamad Hassan, il faut des mesures « inédites »

La commission ministérielle était réunie hier en soirée.

Pour Hamad Hassan, il faut des mesures « inédites »

Un agent sanitaire manipulant des tests PCR de dépistage du coronavirus, dans un hôtel de la banlieue de Beyrouth, le 5 octobre dernier. Mohammad Azakir/Reuters

Alors qu’une nouvelle semaine de bouclage localisé concernant 115 localités a commencé et que le couvre-feu a été étendu dans tout le pays, les statistiques concernant la pandémie de coronavirus continuent d’augmenter, ce qui a poussé le comité scientifique en charge du suivi de l’épidémie au ministère de la Santé (présidé par Hamad Hassan) à recommander hier aux autorités la mise en place de quatre semaines de bouclage généralisé. La commission ministérielle chargée du suivi du Covid-19 était réunie en soirée au Grand Sérail, sous la présidence du Premier ministre sortant Hassane Diab, afin de discuter de ce point, qui reste controversé auprès de certains secteurs économiques.

Le Liban a dénombré 1 080 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures (22 en provenance de l’étranger) et neuf décès supplémentaires enregistrés, selon le bilan officiel publié hier. Cela fait grimper à 83 697 le total de cas enregistrés depuis l’apparition de l’épidémie au Liban le 21 février dernier, au nombre desquels 652 décès et 43 885 guérisons. Sur les personnes toujours contaminées à ce jour, 805 sont hospitalisées, dont 276 aux soins intensifs.

Une phase « dangereuse »

Après la réunion du comité scientifique, le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a souligné que les bouclages localisés, en vigueur depuis fin août, « n’ont pas eu les résultats escomptés ». « Nous faisons face à une évolution dangereuse du nombre de contaminations », a ajouté M. Hassan, qui a réclamé « un confinement général de quatre semaines, avec des mesures de prévention sévères ». Il a encore estimé que cette phase « dangereuse » que traverse le pays nécessite que soient prises des mesures « inédites », les hôpitaux du pays ne pouvant accueillir tous les patients souffrant du virus, ce qui risque de provoquer une hausse de la mortalité. « Nous avons recommandé une fermeture plus élargie afin que nous puissions aller de l’avant », a ajouté le ministre.

En soirée, M. Hassan a indiqué depuis le Sérail que les hôpitaux privés sur l’ensemble du territoire libanais doivent prévoir des lits de soins intensifs pour les patients contaminés par le coronavirus. « Malgré le travail effectué dans les hôpitaux gouvernementaux, nous ne pouvons pas répondre aux besoins des cas critiques qui nécessitent des soins intensifs », a-t-il ajouté. « Nous avons mené une série de contacts pour aider les hôpitaux privés » – en crise au moment où les finances de l’État libanais sont à sec – a-t-il indiqué soulignant que le Premier ministre sortant Hassane Diab est intervenu personnellement.

En attendant une potentielle décision de reconfiner totalement le pays, les autorités poursuivent la stratégie de bouclage localisé, bien que celle-ci n’ait pas permis de faire baisser la moyenne générale des contaminations selon des experts. Ainsi, le ministère de l’Intérieur a publié dimanche une nouvelle liste des villes et villages confinés depuis lundi matin à 5h et jusqu’au 9 novembre à 5h, soulignant que les pubs et boîtes de nuit resteront fermés et que tous les rassemblements, fêtes et cérémonies sont interdits sur l’ensemble du territoire jusqu’à nouvel ordre. À cette liste, le mohafez de Baalbeck-Hermel a ajouté la localité de Ras-Baalbeck, qui connaît une recrudescence du nombre de cas. Le ministère de l’Intérieur a également étendu les heures de couvre-feu qui sera désormais observé de 21h à 5h. Le bouclage était relativement respecté dans les différentes régions concernées, notamment à Saïda et Nabatiyé (Sud).

La grogne du secteur privé

La décision de couvre-feu a suscité la grogne du syndicat des restaurateurs qui estime qu’elle va nuire au secteur. Devant le ministère de l’Intérieur, à Sanayeh, quelques propriétaires de pubs et boîtes de nuit ont réclamé d’être considérés, dans le cadre des mesures sanitaires, comme les autres établissements du secteur touristique. Les pubs et clubs sont fermés depuis plusieurs semaines, sur décision du ministère, tandis que les restaurants sont, eux, restés ouverts. À Zalka, les propriétaires d’établissements ont estimé, pour leur part, qu’un confinement national serait « plus juste » envers le secteur privé.

Les organismes économiques ont, pour leur part, publié un communiqué pour affirmer leur rejet « absolu de toute décision éventuelle que le gouvernement pourrait prendre de boucler totalement le pays afin de faire face à la pandémie ». Ils ont mis en garde contre « les énormes répercussions négatives de la fermeture du secteur privé ». Les organismes ont aussi souligné « la nécessité de mener une étude approfondie des mesures qui seront prises pour faire face à la pandémie, en particulier à la lumière des conditions difficiles que traverse le Liban sur le plan économique ».

Alors qu’une nouvelle semaine de bouclage localisé concernant 115 localités a commencé et que le couvre-feu a été étendu dans tout le pays, les statistiques concernant la pandémie de coronavirus continuent d’augmenter, ce qui a poussé le comité scientifique en charge du suivi de l’épidémie au ministère de la Santé (présidé par Hamad Hassan) à recommander hier aux autorités la mise en place de quatre semaines de bouclage généralisé. La commission ministérielle chargée du suivi du Covid-19 était réunie en soirée au Grand Sérail, sous la présidence du Premier ministre sortant Hassane Diab, afin de discuter de ce point, qui reste controversé auprès de certains secteurs économiques.Le Liban a dénombré 1 080 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures (22 en provenance de l’étranger) et neuf décès...
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Entre mourir asphyxié et mourir de faim, je préfère encore la seconde alternative!

Georges MELKI

11 h 44, le 03 novembre 2020

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Commentaires (1)

  • Entre mourir asphyxié et mourir de faim, je préfère encore la seconde alternative!

    Georges MELKI

    11 h 44, le 03 novembre 2020

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