La cérémonie de création du « Prix Béchara et Carmen Obeji ». Photo Michel Sayegh
Générosité, entraide, planification... Autant de mots d’ordre chargés d’espoir qui ont jalonné la cérémonie de création du « Prix Béchara et Carmen Obeji pour la créativité et l’innovation », qui s’est tenue récemment à l’auditorium François Bassil, sur le campus de l’innovation et du sport de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ).
La cérémonie s’est déroulée en présence, notamment, du Pr Salim Daccache s.j., recteur de l’université, de M. Riad Obeji, président du conseil d’administration du Groupe Obeji, de Joseph Gemayel, doyen de la faculté de sciences économiques (FSE), de la présidente de l’Association des anciens de la faculté, Joumana Kmeid Hobeika, de la directrice de la Fondation USJ, Cynthia Ghobril Andrea, et des membres du comité de sélection du prix : Salim Chahine, vice-gouverneur de la Banque du Liban, Henri Obeji et Fouad Zmokhol, doyen de la faculté de gestion et management de l’USJ.
Le prix est accordé selon deux thématiques : l’entrepreneuriat et l’excellence. Il a été attribué cette année respectivement à Rodrigue Haddad pour son projet UBUS, et à Lamis Dib pour sa performance en matière de recherche et d’innovation.
Dans son mot d’accueil, Edmond Chidiac, directeur du service de l’insertion professionnelle de l’USJ, a estimé qu’à travers cette cérémonie « l’Association des anciens de la FSE souhaite mettre en relief deux catégories d’étudiants : les économistes prometteurs et les entrepreneurs ». « La crise actuelle, a souligné M. Chidiac, a fait comprendre à nos dirigeants combien il est important de planifier l’économie et de concevoir des plans stratégiques. »
Investir de l’argent... et de l’audace
« Mais l’économie, a encore estimé Edmond Chidiac, ne peut démarrer sans entrepreneurs qui investissent de l’argent et, au-delà, s’investissent par leur passion, leur intelligence et leur audace. »
De son côté, le Pr Gemayel a décrit l’initiative de Riad Obeji comme une « étincelle d’espoir sous un ciel assombri ». « Une telle initiative, a-t-il ajouté, s’inscrit dans l’effort conjoint du monde des affaires et de la communauté universitaire, face aux plus grands défis qui menacent les fondements mêmes de notre société (…) plus particulièrement durant ces cinq dernières décennies marquées par de graves turbulences. »
Pour sa part, le Pr Salim Daccache s’est félicité de la création d’un prix qui se fait « dans un esprit de partenariat (…) pour une noble cause et pour le bien commun ». « Vous avez voulu, a ajouté le Pr Daccache en s’adressant à M. Riad Obeji, que ce prix aille aux étudiants de la FSE, et c’est louable, d’autant plus que cette faculté représente une valeur ajoutée dans la vie de notre pays, en formant les meilleurs spécialistes d’une discipline qui demeure vitale pour notre pays et pour notre région ballottée par les crises les plus dures. Votre investissement est un signe ! Et nous sommes reconnaissants pour ce message d’espoir et d’amitié, en tant qu’institution et en tant que communauté de l’USJ. »
Prenant enfin la parole, Riad Obeji a estimé « que l’innovation est inscrite dans la nature humaine depuis longtemps, et elle représente une nécessité pour les êtres humains dans tous les domaines et non seulement dans l’économie, d’autant plus que dans le contexte actuel du Liban, l’innovation s’impose. Et c’est de cette manière seulement que le Liban pourra se tirer d’affaire ».
« Mais l’innovation, a-t-il conclu, demande de la foi et du courage. Les jeunes ne resteront pas au Liban, et on ne pourra ramener les expatriés ou garder des liens avec eux que par le biais de l’investissement dans l’innovation, qui a besoin, pour s’épanouir, de traditions, représentées par le secteur académique et plus particulièrement par l’USJ. »


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