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Israël

Annulation d'un vote du Parlement sur l'affaire des sous-marins

Annulation d'un vote du Parlement sur l'affaire des sous-marins

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, accusé de corruption. Photo d'archives AFP

L'affaire de la vente de sous-marins allemands à Israël, dans laquelle sont visés des proches du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a refait surface mercredi avec l'annulation d'un vote du Parlement exigeant la création d'une commission d'enquête sur ce dossier sensible.

Dans un premier temps, les députés de la Knesset (Parlement) ont voté, à 25 voix contre 23 et en l'absence de nombreux élus, en faveur de la création d'une commission d'enquête indépendante sur cette affaire surnommée le dossier baptisé "3000".

La police israélienne soupçonne dans ce dossier des responsables de corruption lors de la vente à Israël de sous-marins militaires du géant industriel allemand ThyssenKrupp, pour une somme totale d'environ deux milliards de dollars. Mais le président du Parlement, Yaïr Levin, un proche de M. Netanyahu, a annulé ce premier vote du Parlement et ordonné la tenue d'un second vote. Cette fois, la proposition d'enquête a été défaite - 44 voix contre, 0 pour - les députés de l'opposition ayant boycotté le vote.

"Ceux qui annulent des décisions démocratiques du Parlement préparent le terrain à annuler celles de la justice", a dénoncé le chef de l'opposition, Yaïr Lapid affirmant n'avoir "jamais" vu une chose pareille depuis son entrée à la Knesset il y a huit ans.

De son côté, le président du Parlement a invoqué des irrégularités durant le premier vote, sous les cris d'élus de l'opposition scandant le mot "honte" a plusieurs reprises.

Benjamin Netanyahu était devenu en mai dernier le seul chef de gouvernement en fonction de l'histoire d'Israël à faire face à la justice pour "corruption", "malversations" et "abus de confiance", dans trois affaires différentes nommées "1000", "2000" et "4000". Le Premier ministre avait dénoncé des accusations "ridicules" à l'ouverture de son procès qui doit reprendre en début d'année.

Outre ces trois affaires, le procureur général d'Israël avait aussi annoncé son intention d'inculper des personnalités, dont l'avocat de M. Netanyahu, David Shimron, pour blanchiment d'argent dans l'achat de sous-marins à la société allemande Thyssenkrupp. Benny Gantz, l'ancien rival politique de M. Netanyahu devenu depuis son partenaire dans un gouvernement d'union, avait déjà accusé le Premier ministre d'avoir touché 16 millions de shekels (3,9 millions d'euros) grâce à la vente de ces sous-marins.

Le procureur avait toutefois soutenu ne pas avoir de raison d'ouvrir une procédure criminelle contre M. Netanyahu dans cette affaire, évoquée ces derniers mois dans les manifestations contre le Premier ministre. Mercredi, M. Gantz a toutefois demandé aux députés de son parti de ne pas participer au vote sur la demande de commission d'enquête.


L'affaire de la vente de sous-marins allemands à Israël, dans laquelle sont visés des proches du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a refait surface mercredi avec l'annulation d'un vote du Parlement exigeant la création d'une commission d'enquête sur ce dossier sensible.

Dans un premier temps, les députés de la Knesset (Parlement) ont voté, à 25 voix contre 23 et en...