« L’hôpital fondé il y a 150 ans et qui a résisté à toutes les difficultés, notamment durant la guerre, ne va pas baisser les bras aujourd’hui », a martelé le métropolite Élias Audi.
L’hôpital Saint-Georges des grecs-orthodoxes et l’hôpital libano-canadien, repris par l’ancien ministre de l’Éducation Élias Bou Saab, ont signé hier un accord de coopération qui va permettre au Saint-Georges, pratiquement détruit par la double explosion du 4 août au port de Beyrouth, de profiter des services du libano-canadien, notamment pour ce qui a trait au traitement des malades atteints du coronavirus.
La signature a eu lieu hier sous le patronage du métropolite Élias Audi, en présence de l’ancien ministre Tarek Mitri, de M. Bou Saab et du directeur de l’hôpital Saint-Georges, Edgar Joujou. Dans l’allocution qu’il a prononcée pour l’occasion, Élias Bou Saab a souligné l’ampleur des dégâts dans un grand nombre d’institutions hospitalières, ecclésiastiques et sociales de la communauté grecque-orthodoxe, appelant les Libanais résidents et de la diaspora à voler au secours de ces établissements.
Il a expliqué que c’est la direction de l’hôpital Saint-Georges qui a pris contact avec lui pour aménager une aile destinée au traitement des malades atteint de Covid-19 à l’hôpital libano-canadien qu’il a loué il y a quelques mois et mis à la disposition du ministère de la Santé.
À son tour, Edgar Joujou a mis l’accent sur les conditions « extrêmement difficiles » dans lesquelles l’hôpital Saint-Georges a repris ses activités, tout en insistant sur « la détermination de son corps médical, infirmier et administratif à ne pas baisser les bras ». « Nous accueillons aujourd’hui des malades dans 190 chambres, mais dans des conditions qui sont loin d’être parfaites, avec des fenêtres bouchées par des pans de carton, des portes de chantier et des ascenseurs toujours détruits », a-t-il dit, avant que le métropolite Audi ne prenne la parole pour mettre l’accent sur le fait qu’« un responsable ne peut pas rester immobile lorsqu’un obstacle surgit devant lui ». « L’hôpital fondé il y a 150 ans et qui a résisté à toutes les difficultés, notamment durant la guerre, ne va pas baisser les bras aujourd’hui », a-t-il martelé.


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