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Les combats au Nagorny Karabakh font bondir les cas de Covid-19

Les combats au Nagorny Karabakh font bondir les cas de Covid-19

Des chars azéris lors d'affrontements avec des séparatistes arméniens, le 27 septembre 2020 dans la région du Nagorny Karabakh. AFP PHOTO / Ministère arménien de la Défense.

Les combats opposant les forces séparatistes arméniennes du Nagorny Karabakh et l'armée azerbaïdjanaise ces dernières semaines ont fait bondir les cas de coronavirus, a annoncé mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Le Covid-19 ne respecte pas les frontières ou les lignes de front et il profite de tout relâchement de la vigilance, de toute crise détournant notre attention de l'effort mondial visant à arrêter sa marche meurtrière", a déclaré un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic, lors d'un point de presse à Genève. "La mobilisation de troupes, le déplacement des populations, tout cela aide le virus à s'implanter", a-t-il ajouté.

En conséquence, les cas de coronavirus ont explosé en Arménie et en Azerbaïdjan, où l'OMS renforce ses opérations pour répondre aux besoins sanitaires croissants. En Arménie, le nombre de nouveaux cas a doublé en deux semaines, tandis qu'il a bondi de 80% en Azerbaïdjan au cours de la semaine dernière, a indiqué le porte-parole de l'OMS. Cette explosion des cas est d'autant plus inquiétante que la poursuite des hostilités entre les parties perturbe les systèmes de santé indispensables au contrôle de l'épidémie.

De son côté, le directeur du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Eurasie, Martin Schüepp, a affirmé depuis Genève que des centaines de milliers de personnes dans la région sont touchées par le conflit. "Nous prévoyons que des dizaines de milliers de personnes au moins auront besoin d'un soutien au cours des prochains mois", a-t-il déclaré, en indiquant que l'organisation, présente dans la région depuis 1992, allait aussi augmenter ses activités même si le CICR n'a pas accès à toutes les zones souhaitées en raison de l'insécurité.

Le CICR reste par ailleurs prêt à oeuvrer comme intermédiaire pour un échange de détenus ou le rapatriement des dépouilles des victimes, a-t-il souligné, en expliquant que les discussions en cours à ce sujet n'ont toutefois pas encore abouti.

Le Nagorny Karabakh a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts au début des années 1990. Le front était depuis lors quasi-gelé en dépit de heurts réguliers, jusqu'à ce que les combats reprennent le 27 septembre. La trêve négociée sous l'égide de la Russie aurait dû entrer en vigueur samedi midi pour permettre au moins un échange de prisonniers et de corps. Elle n'a jamais été respectée.

Les combats opposant les forces séparatistes arméniennes du Nagorny Karabakh et l'armée azerbaïdjanaise ces dernières semaines ont fait bondir les cas de coronavirus, a annoncé mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Le Covid-19 ne respecte pas les frontières ou les lignes de front et il profite de tout relâchement de la vigilance, de toute crise détournant notre attention de l'effort mondial visant à arrêter sa marche meurtrière", a déclaré un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic, lors d'un point de presse à Genève. "La mobilisation de troupes, le déplacement des populations, tout cela aide le virus à s'implanter", a-t-il ajouté.En conséquence, les cas de coronavirus ont explosé en Arménie et en Azerbaïdjan, où l'OMS renforce ses opérations pour répondre aux besoins sanitaires croissants. En...