Le conseiller économique du président Donald Trump, Larry Kudlow s’est exprimé dimanche sur CNN au sujet du plan de relance en projet. Olivier Douliery/AFP/Getty Images
Le nouveau plan de relance de l’économie proposé par la Maison-Blanche, qui fait face à l’opposition des républicains et des démocrates, n’est pas mort-né, a affirmé hier le conseiller économique du président Donald Trump.
« Le stimulus est-il mort, mort ? » a-t-on demandé à Larry Kudlow sur la chaîne CNN. « Je ne pense pas que ce soit le cas », a-t-il répondu. « Je pense que si un accord pouvait être trouvé (avec les démocrates) les républicains feraient avec », a-t-il ajouté, soulignant que l’administration Trump voudrait des mesures ciblées pour aider certains secteurs de l’économie les plus affectés par la pandémie de coronavirus, tels le transport aérien et les petites et moyennes entreprises (PME).
Après une semaine de volte-face et d’atermoiements, l’administration Trump a finalement augmenté à 1 800 milliards de dollars vendredi son enveloppe de soutien à l’économie américaine, espérant nouer, à moins de quatre semaines de l’élection présidentielle, un accord avec les démocrates. Déplorant « un pas en avant, deux pas en arrière », Nancy Pelosi, la chef des démocrates à la Chambre des représentants, qui négocie le plan de relance avec Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor, juge cette proposition « pas suffisante ». « Nous avons encore des désaccords sur beaucoup de priorités », a-t-elle écrit samedi aux membres de son groupe parlementaire, se disant néanmoins « optimiste ».
Les démocrates, qui ont déjà dévoilé leur propre plan de soutien à l’économie, veulent des aides aux ménages, aux entreprises et aux collectivités locales, entre autres, d’un montant de 2 200 milliards de dollars.
Outre l’opposition, la proposition de la Maison-Blanche est rejetée par plusieurs sénateurs républicains qui la jugent trop généreuse. Ils ont fait part de leurs réticences samedi lors d’une conférence téléphonique avec M. Mnuchin et Mark Meadows, le chef de cabinet de Donald Trump.
Cette opposition des républicains suggère qu’il va être difficile de trouver un compromis avant l’élection présidentielle du 3 novembre. Un accord « est peu probable dans les trois prochaines semaines » avant l’élection, avait d’ailleurs averti vendredi leur chef, Mitch McConnell. Le plan de relance est devenu un enjeu majeur pour le camp républicain, alors que l’écart se creuse dans les sondages entre Joe Biden, le candidat démocrate, et Donald Trump. Ce dernier, qui brigue un second mandat, est donné nettement perdant par la plupart des études d’opinions.
Source : AFP

